Ni grand fleuve, ni littoral. Sur les 506 spots deux-sévriens répertoriés, on compte 13 spots de rivière — et 224 étangs et lacs. Un département qui pêche ses eaux closes et ses barrages avant ses courants.
Mis à jour en août 2026 · données Fishera
C'est le chiffre qui définit le département : 13 spots de rivière seulement, quand les étangs et lacs en totalisent 224 et les canaux 154. Pas de grand axe navigable, pas de façade maritime : les cours d'eau deux-sévriens — Sèvre Niortaise, Thouet, Sèvre nantaise, Autize, Boutonne — sont des rivières moyennes, souvent étroites et enfouies sous la végétation du bocage.
On y pêche donc autre chose : des retenues construites pour l'eau potable, un réseau de canaux hérité du marais, une poussière de plans d'eau communaux. Trois milieux aménagés — c'est le profil « bocage et barrages ».
Onze lacs de barrage ou réservoirs figurent au recensement, et ce sont eux qui font la réputation halieutique du département. Le lac du Cébron, au nord, est le plus vaste : retenue ramifiée aux bras profonds et à la végétation noyée, le type d'eau où le carnassier prend ses habitudes. Au centre, le lac de la Touche-Poupard offre un relief immergé marqué et des berges pentues. Plus au sud, la retenue du Lambon complète le trio ; le lac des Effres joue la carte du plan d'eau forestier.
Ces retenues ne se pêchent pas comme un étang : elles ont un relief — ancien lit de ruisseau, plateaux, cassures, souches. La bordure n'y est pas toujours le bon poste, c'est souvent la ligne de rupture qui concentre l'activité. La carpe (65 spots) et le sandre (18 spots) y trouvent ce qu'aucune conche ne leur offre.
Point capital : ce sont des retenues d'eau potable. D'où des règles spécifiques — périmètres de protection autour des prises d'eau, secteurs de rive interdits, navigation et embarcations encadrées ou interdites — et un marnage parfois important en été. Le règlement de l'AAPPMA gestionnaire et l'arrêté préfectoral en vigueur dans les Deux-Sèvres sont à vérifier retenue par retenue.
Les cartes de profondeurs — cassures, plateaux et anciens lits sous la surface : de quoi attaquer une grande retenue par ses structures plutôt qu'au hasard de la berge.
Voir les profondeursAu sud-ouest, la Sèvre Niortaise quitte Niort et entre dans le marais mouillé — la partie historique du Marais poitevin, celle des frênes têtards et des embarcadères. Coulon, Arçais, Magné, Sansais, Le Vanneau-Irleau et Saint-Hilaire-la-Palud forment la ceinture de villages d'où l'on met la barque à l'eau. Paysage fermé, ombragé, tramé de conches étroites : l'inverse des grandes retenues.
C'est le principal fournisseur des 154 canaux du département. La pêche y est courte et précise : une entrée de conche, une ombre de pont, la lisière d'un herbier. Le poisson blanc y règne — gardon (173 spots), brème (156 spots), tanche (21 spots) — et le brochet tient les bordures.
Deux particularités : une partie des postes ne s'atteint qu'en barque, et le niveau d'eau est géré par ouvrages. Une manœuvre de vanne modifie hauteur et teinte en quelques heures, sans une goutte de pluie — une eau qui monte en plein soleil n'a rien d'anormal ici, mais elle redistribue le poisson. En amont, la Sèvre traverse Niort avec des postes périurbains faciles d'accès, dont La Ballastière.
Les niveaux d'eau relevés en direct — hauteurs et débits des stations officielles du secteur, à regarder avant de descendre sur le Thouet après une grosse pluie.
Consulter les niveaux d'eauChangement d'ambiance dès qu'on remonte vers Parthenay, Bressuire, Mauléon ou Vernoux-en-Gâtine. Le Thouet serpente dans la Gâtine sur un fond de granite, alternant plats courants et retenues de moulins ; la Sèvre nantaise joue le même registre avant de filer vers la Loire. Rivières encaissées et bordées d'arbres : on y pêche fin, en se déplaçant.
Autour, le bocage est constellé de plans d'eau : étang du Petit Chêne, étang de Beaurepaire, étang du Bois Morat, plan d'eau de Cherveux, plan d'eau de Verruyes, étang des Châteliers… Souvent communaux, de taille modeste, accessibles à pied — sans oublier les 43 étangs privés payants du département. C'est ce maillage qui explique les 224 étangs et lacs recensés : une eau à dix minutes de chez soi, presque partout.
| Espèce | Spots concernés | Où la chercher |
|---|---|---|
| Brochet | 183 | queues de retenue, bordures de conches |
| Gardon | 173 | canaux du marais, étangs du bocage |
| Perche | 172 | arbres noyés des barrages, ponts et écluses |
| Brème | 156 | grands canaux, fonds plats des plans d'eau |
| Carpe | 65 | retenues de barrage, étangs et gravières |
| Tanche | 21 | conches envasées, étangs herbeux |
| Sandre | 18 | zones profondes et cassures des réservoirs |
| Esturgeon | 6 | bassin de la Sèvre Niortaise — espèce protégée |
Le classement raconte le département : quatre espèces de plaine — brochet, gardon, perche, brème — se tiennent entre 156 et 183 spots, très loin devant le reste. Signature d'une eau douce homogène et végétalisée, répétée d'un bout à l'autre du territoire. Le sandre, lui, reste confiné aux grandes retenues.
Précision qui compte : l'esturgeon européen est intégralement protégé — toute capture accidentelle impose une remise à l'eau immédiate. Quelques écrevisses sont signalées, mais leur pêche est très restreinte selon les espèces.
Une fiche par espèce — reconnaissance, habitat, techniques et cadre réglementaire.
Consulter les fiches espècesLes conditions du moment, spot par spot — météo, vent, pression et lune, avec un indice d'activité par espèce. De quoi trancher entre le Cébron et une conche du marais.
Voir les conditionsSur le domaine géré en eau douce — rivières, canaux du marais, retenues, plans d'eau communaux — une carte de pêche valide est obligatoire, auprès d'une AAPPMA ou en ligne. Périodes, techniques, tailles et quotas dépendent de la catégorie du cours d'eau : l'arrêté préfectoral en vigueur dans les Deux-Sèvres est le seul texte qui fasse foi.
Sur les barrages-réservoirs d'eau potable, ajoutez les règles propres à l'ouvrage : périmètres de protection, secteurs interdits, navigation encadrée. Elles diffèrent d'une retenue à l'autre — lisez le règlement de l'AAPPMA gestionnaire, pas celui du voisin.
Enfin, les 43 étangs privés payants relèvent du propriétaire : droit d'entrée et règlement affichés sur place, sans carte de pêche.
Elles alimentent le réseau d'eau potable, d'où des règles propres à l'ouvrage : périmètres de protection autour des prises d'eau, secteurs de rive fermés, navigation restreinte ou interdite. Le règlement de l'AAPPMA gestionnaire et l'arrêté préfectoral en vigueur dans les Deux-Sèvres précisent, retenue par retenue, ce qui est autorisé.
Le département n'a ni grand fleuve ni littoral. Sur les 506 spots recensés, 13 seulement sont classés en rivière, contre 154 en canal et 224 en étang ou lac : on y pêche des eaux closes et des réseaux canalisés plutôt que de grands linéaires courants.
Oui, pour toute pêche en eau douce sur le domaine géré : rivières, canaux du marais, retenues et plans d'eau communaux relèvent d'une AAPPMA. Les 43 étangs privés payants fonctionnent à part, avec droit d'entrée et règlement du propriétaire.
Le brochet est l'espèce la plus signalée du département, sur 183 spots. Deux terrains : les grandes retenues, où l'on cherche cassures et queues de lac, et les conches du Marais poitevin, où il tient les bordures végétalisées.
Le marais mouillé, autour de Coulon, Arçais, Magné, Sansais et Saint-Hilaire-la-Palud, est peu profond et très végétalisé : gardon et brème partout, tanche dans les fonds envasés, brochet et perche sur les bordures. Une partie des postes ne s'atteint qu'en barque, depuis les embarcadères des villages.
Les 506 spots sont sur la carte, avec les espèces signalées, les conditions et les accès. Gratuit, sans carte bancaire.
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