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Où pêcher dans le Doubs (25)

Peu de départements portent le nom d'une rivière qui les traverse deux fois. Le Doubs monte vers le nord-est, frôle la Suisse, se retourne et redescend vers le sud-ouest : autant de pêches différentes sur un seul cours d'eau. 255 spots répertoriés, dont 169 étangs et lacs.

Mis à jour en août 2026 · données Fishera

Carte des 255 spots de peche du departement du Doubs
Les 255 spots recensés dans le Doubs — l'amas du nord-est correspond à l'agglomération de Montbéliard et à ses gravières, la traîne centrale suit la vallée vers Besançon, le semis du sud-est couvre les plateaux de Pontarlier.
255spots répertoriés
169étangs et lacs
37spots à brochet
12étangs payants

Le fait marquant : six signalements de truite dans un pays de rivières

Le comptage donne 4 spots à truite et 2 à truite fario, contre 37 au gardon et 37 au brochet. Personne, dans le département, ne reconnaîtra sa pêche là-dedans.

L'explication tient à la fabrique des points. Un étang a un nom, un accès et une place pour se garer : il devient une coordonnée. Un parcours de rivière est un ruban de plusieurs kilomètres, qui se raconte en « du pont de X au moulin de Y » — rien qu'une base de données sache transformer en épingle. Le comptage mesure ici la facilité de collecte, pas la ressource.

Une rivière qui part, se ravise et revient

Le Doubs a l'un des tracés les plus déroutants de France. Il naît dans le haut du département, part franchement vers le nord-est, atteint la frontière, la longe — puis fait volte-face et repart vers le sud-ouest, traversant Besançon avant de continuer sa descente vers la Saône. Les deux branches de cette boucle se frôlent, séparées par quelques dizaines de kilomètres à vol d'oiseau, alors que l'eau, elle, a parcouru un immense détour entre les deux.

Le pêcheur y gagne quatre rivières en une, sans changer de nom : eau froide, étroite et rapide en amont ; cours encaissé entre falaises boisées et vasques profondes sur la partie frontalière ; puis, après le demi-tour, une rivière large et lente à méandres et à fosses, où se retrouvent le brochet et les cyprinidés du recensement, du côté de Saint-Vit, Thoraise, Osselle-Routelle ou Villars-Saint-Georges. Deux points distants d'une heure de route n'ont alors ni la même largeur, ni la même température, ni les mêmes poissons.

Situer un poste avant d'y aller — la carte affiche chaque spot avec les espèces signalées, l'accès et le type d'eau, de quoi éviter de traverser le département pour une rivière qui ne ressemble pas à celle qu'on imaginait.

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La frontière, le lac des Brenets et le Saut du Doubs

Sur la partie frontalière, la rivière fait quelque chose d'inhabituel : elle s'immobilise. Retenue par un ancien éboulement entre deux parois calcaires, elle s'étale en un long plan d'eau que l'on appelle lac de Chaillexon côté français et lac des Brenets côté suisse, avant de basculer d'un coup par la cascade du Saut du Doubs. Ce n'est ni un étang ni une retenue de barrage : c'est le cours d'eau lui-même, élargi, dont le niveau monte et descend au rythme de l'hydrologie du moment — le site peut être vaste au printemps et se réduire nettement en fin d'été.

Seconde particularité, administrative celle-là : là où le Doubs sert de frontière, la pêche relève d'accords entre la France et la Suisse qui se superposent aux règles françaises — accès, périodes, techniques et documents exigés peuvent différer du reste du département et varier d'une rive à l'autre. Appelez la fédération de pêche du Doubs ou l'AAPPMA du secteur, et lisez l'arrêté préfectoral en vigueur.

La Loue, le Dessoubre et des vallées à ménager

Deux affluents suffisent à faire connaître le département bien au-delà de ses limites. La Loue, qui sort de terre au pied d'une falaise et coule vers l'ouest par Cléron et Éternoz, est l'une des rivières les plus peintes et les plus décrites de France. Le Dessoubre, plus confidentiel, descend d'une reculée du plateau vers le Doubs frontalier dans une vallée boisée et fraîche.

Ces eaux vives ont aussi montré leur fragilité : la Loue a connu des épisodes de mortalité piscicole qui ont marqué la région et déclenché un suivi de longue durée sur la qualité du milieu. Rien qui interdise d'y pêcher, mais une raison d'y aller avec des gestes propres — épuisette souple, décrochage dans l'eau, exposition à l'air minimale — et de renoncer quand l'eau est chaude et basse.

Le recensement ne retient que 13 cours d'eau et 21 sections de canal face à 169 plans d'eau : la disproportion dit tout du biais évoqué plus haut.

L'état de l'eau avant de charger la voiture — hauteurs et débits relevés en continu par les stations officielles. Sur des rivières alimentées par un sous-sol calcaire, un orage de la veille peut avoir tout changé.

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Les lacs du Haut-Doubs et les étangs du plateau

Autour de Pontarlier et de Labergement-Sainte-Marie s'étend l'autre visage du département : un plateau haut, froid, où l'eau stagne dans des cuvettes et des tourbières. Le lac de Saint-Point en est la pièce maîtresse, avec à côté le lac de Remoray, le lac de Malpas et le lac du Morond. Le corégone, signalé sur 3 spots, tient à ces eaux profondes et froides : c'est un poisson de pleine eau qui se cherche à la sonde, très loin des pratiques de bordure.

Plus au nord, autour de Montbéliard, Étupes et Rigney, les gravières de Brognard, de Mathay et de Dambenois sont d'anciennes extractions reconverties : profondes, aux berges nettes, accessibles depuis l'agglomération. Avec les 12 étangs privés payants et un parcours no-kill recensés, elles font l'offre de proximité du nord.

Quelles espèces trouve-t-on ?

EspèceSpots concernésOù la chercher
Gardon37étangs du plateau, gravières, bordures lentes
Brochet37méandres de l'aval, herbiers des étangs
Carpe28étangs, parcours payants, gravières
Perche24tombants de gravière, obstacles immergés
Brème21fonds plats et vaseux, sections calmes
Tanche16petits étangs herbeux et peu profonds
Truite4 (+2 fario)eaux vives, vallées de la Loue et du Dessoubre
Corégone3pleine eau des lacs profonds du Haut-Doubs

Ce classement est celui des points recensés, pas celui des rencontres au bord de l'eau : un étang nommé produit une fiche, un kilomètre de rivière n'en produit aucune.

Une fiche par poisson — morphologie, rythme saisonnier, postes recherchés et approches qui marchent. Utile quand la journée fait passer d'une gravière du nord à un lac de plateau.

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Quand y aller ?

Le bon créneau, spot par spot — pression, vent, température et lune heure par heure, traduits en niveau d'activité par espèce, pour arbitrer entre le lac et la rivière au moment de partir.

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Réglementation : ce qu'il faut vérifier

Sur toute eau libre — le Doubs et ses affluents, la Loue, le Dessoubre, les canaux, les lacs et plans d'eau publics gérés — la carte de pêche est obligatoire, à prendre auprès d'une AAPPMA du Doubs ou en ligne. Périodes, tailles, quotas et techniques autorisées dépendent de la catégorie de l'eau et figurent dans l'arrêté préfectoral en vigueur dans le Doubs, seul texte qui fasse foi.

Trois vigilances propres au département. D'abord la frontière : sur les sections franco-suisses, des accords internationaux s'ajoutent au droit français, et ce qui est vrai vingt kilomètres plus loin ne l'est plus ici. Ensuite les milieux protégés : tourbières, réserves naturelles et zones de conservation du plateau ont leurs propres règles d'accès, définies par le gestionnaire du site et non par l'AAPPMA. Enfin les parcours spécifiques — no-kill, mouche uniquement, réserves temporaires — qui se signalent sur place et évoluent d'une saison à l'autre.

Les 12 étangs privés payants recensés forment un monde à part : droit d'entrée, règlement du propriétaire, remise à l'eau parfois imposée, sans que la carte de pêche fédérale y donne le moindre droit.

Questions fréquentes

Pourquoi le tracé de la rivière Doubs est-il si particulier ?

Parce qu'elle se retourne. Partie vers le nord-est jusqu'à la frontière, elle pivote et redescend vers le sud-ouest par Besançon avant de rejoindre la Saône. Les deux branches se frôlent à quelques dizaines de kilomètres alors que l'eau, elle, fait un très long détour. D'où une même rivière aux visages successifs : ruisseau de plateau, gorges frontalières, puis grand cours d'eau lent.

Qu'est-ce que le Saut du Doubs et le lac des Brenets ?

Entre deux falaises, la rivière s'étale en un plan d'eau allongé — lac de Chaillexon côté français, lac des Brenets côté suisse — avant de tomber par une cascade, le Saut du Doubs. Ce n'est pas un étang ni une retenue de barrage classique, mais le cours d'eau retenu par un ancien éboulement, avec un niveau très variable selon la saison.

Quelle espèce est la plus signalée dans le Doubs ?

Le gardon et le brochet, à égalité sur 37 spots chacun, devant la carpe (28), la perche (24) et la brème (21). Un cortège d'eaux dormantes, à l'image des 169 étangs et lacs du recensement.

Pourquoi si peu de spots à truite dans un département de rivières ?

Parce qu'un recensement compte des points, et qu'un parcours de rivière n'en est pas un : il s'étire sur des kilomètres sans adresse unique. Les 4 spots à truite et 2 à truite fario mesurent la facilité de collecte, pas la ressource. Les eaux vives restent la signature du département.

La réglementation est-elle particulière sur le Doubs franco-suisse ?

Oui. Sur les secteurs frontaliers, des accords entre la France et la Suisse s'ajoutent aux règles françaises : accès, périodes, techniques et documents peuvent différer du reste du département et changer selon la rive. Contactez la fédération de pêche du Doubs ou l'AAPPMA gestionnaire, et consultez l'arrêté préfectoral en vigueur.

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Les 255 spots du département sont sur la carte, des gravières de l'agglomération aux lacs du Haut-Doubs, avec les espèces signalées, les conditions et les accès. Gratuit, sans carte bancaire.

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