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Où pêcher en Haute-Marne (52)

Sur ce plateau calcaire naissent quatre grands bassins français, et l'eau tombée ici repart vers deux mers différentes. Autour de cette ligne de partage, on a creusé des réservoirs et percé un canal : d'où un paysage de pêche dominé par les grandes eaux tenues par des ouvrages. 271 spots répertoriés, dont 52 sections de canal.

Mis à jour en août 2026 · données Fishera

Carte des 271 spots de peche du departement de la Haute-Marne
Les 271 spots recensés en Haute-Marne — le chapelet du sud, autour de Langres, ce sont les grands réservoirs et le canal ; la traîne du nord-ouest suit la vallée de la Marne vers Saint-Dizier.
271spots répertoriés
162étangs et lacs
52sections de canal
26étangs payants

Le fait marquant : deux fois plus de brème que de carpe

La brème est signalée sur 51 spots, la carpe sur 20, la tanche sur 3. Le rapport est inhabituel : avec 162 étangs et lacs recensés, on attendrait le trio classique des eaux dormantes, carpe et tanche en bonne place.

Une retenue aux berges pentues et un bief curé ne sont pas des étangs à vase : peu de hauts-fonds, peu de végétation immergée, un fond dur. La brème, poisson de fond plat et de pleine eau, s'y trouve bien ; la tanche, qui réclame de la végétation et deux mètres d'eau tiède, presque pas.

Le reste va dans le même sens : gardon 55, perche 52, brème 51, brochet 50 — quatre espèces en cinq spots d'écart, le cortège homogène des grandes eaux ouvertes. Pour la carpe, les 26 étangs privés payants restent la voie directe.

Le plateau de Langres, château d'eau de la France

Le sud du département repose sur un plateau calcaire au rôle rare : un carrefour de bassins. La Marne, l'Aube et la Meuse y prennent leur source, la Seine naît juste à côté sur le même relief. La pluie tombée sur quelques dizaines de kilomètres carrés se sépare ici : une part vers la Manche par le bassin de la Seine, une autre vers la mer du Nord en suivant la Meuse.

Conséquence au bord de l'eau : on est en tête de bassin. Rivières jeunes, étroites, à pente marquée, qui réagissent vite — un orage se lit dans le débit en quelques heures — et que le calcaire garde plus claires que la moyenne. On y pêche léger, en remontant, avec la discrétion qu'impose une eau basse et transparente.

Rivière-les-Fosses, Longeau-Percey et Peigney encadrent cette ligne de partage — là où s'est posé le problème des ingénieurs du XIXe siècle : faire passer un canal par-dessus un relief qu'aucune rivière ne franchit.

Les lacs de Langres : quatre réservoirs pour un canal

La réponse occupe les plus belles surfaces d'eau du département. Pour remplir le bief de partage — le tronçon le plus haut du canal, qu'aucun cours d'eau n'alimente —, on a barré quatre vallons : le lac de la Liez, le lac de Charmes, le réservoir de la Mouche et le lac de la Vingeanne.

Ce sont des machines avant d'être des paysages. Un réservoir d'alimentation a une digue, une vallée noyée qui forme l'axe profond, des vallons latéraux devenus bras et une queue de retenue peu profonde : quatre repères identiques d'un lac à l'autre, qui suffisent à bâtir un plan — la queue au printemps, les cassures quand le niveau baisse, les bras l'été. Ce niveau dépendant des besoins du canal, une bordure pêchée en mai peut être hors d'eau en août. Le lac de la Mézelle et le lac des Leschères complètent la série.

Lire le fond avant de choisir sa rive — sur une vallée noyée, la forme immergée vaut mieux qu'un carnet d'adresses : ancien lit, cassures et bras latéraux se repèrent sur la carte.

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Le canal, la vallée de la Marne et l'ombre du grand réservoir

Avec 52 sections recensées, le canal entre Champagne et Bourgogne est la colonne vertébrale du département : il monte du nord-ouest par la vallée de la Marne, franchit le plateau au bief de partage, puis redescend vers la Saône. Profondeur régulière, courant quasi nul, vie concentrée sur les bordures et les angles morts d'écluse, chemins de halage praticables.

En parallèle coule la Marne, encore modeste, qui s'élargit vers Chaumont, Joinville puis Saint-Dizier. Rivière et canal se côtoient sans offrir la même pêche à quelques centaines de mètres d'écart : à l'une le courant, les galets et les arbres tombés, à l'autre la régularité.

Tout au nord-ouest, autour d'Éclaron-Braucourt-Sainte-Livière, de Perthes et de Louvemont, le département touche le grand réservoir partagé avec son voisin. Côté haut-marnais, l'intérêt tient aux abords plutôt qu'au grand large : canaux d'amenée et de restitution, plans d'eau annexes. Le gestionnaire change selon le côté de la limite : à vérifier en premier.

Savoir dans quel état est l'eau — hauteurs et débits relevés en continu par les stations officielles. En tête de bassin, une averse se lit dans les chiffres en quelques heures.

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Les étangs du Bassigny et des forêts

Loin des grands ouvrages, un semis d'étangs discrets hérités des abbayes, des forges et des domaines forestiers. Le Bassigny et les massifs boisés autour de Châteauvillain, Semoutiers-Montsaon ou Baudrecourt en concentrent l'essentiel : Étang de Morimond, Étang aux Bois, Étang du Breuil, Étang du Poisel.

Petites eaux sous couvert, qui se réchauffent tard — le sud du département est haut, et la saison y démarre en décalage sur la vallée de la Marne. Elles s'abordent en silence, et beaucoup relèvent d'un propriétaire ou d'un domaine : un plan d'eau visible depuis un chemin n'est pas pour autant pêchable.

Quelles espèces trouve-t-on ?

EspèceSpots concernésOù la chercher
Gardon55biefs du canal, bordures de retenue
Perche52écluses, digues, souches des vallées noyées
Brème51fonds plats et profonds des réservoirs
Brochet50queues de retenue, bras latéraux, bordures de Marne
Carpe20étangs forestiers, parcours payants
Silure4grandes retenues, jonctions canal-rivière
Tanche3rares hauts-fonds végétalisés
Truite2ruisseaux de tête de bassin, eaux vives du plateau

Les 2 signalements de truite relèvent du comptage, pas du diagnostic : les ruisseaux du plateau forment un linéaire continu qu'aucun recensement ne découpe en points nommés. L'AAPPMA gestionnaire renseigne le classement d'un tronçon. Une fiche mentionne aussi un esturgeon : intégralement protégé, il ne se recherche jamais et se relâche aussitôt, sans le sortir de l'eau si possible.

Une fiche par poisson — silhouette, comportement au fil des saisons, postes de prédilection et montages, du bief rectiligne à la queue de retenue.

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Quand y aller ?

Le bon créneau plutôt que le bon jour — ciel, pression, vent et lune heure par heure, traduits en niveau d'activité par espèce, pour arbitrer entre un réservoir et un étang de forêt.

Voir les conditions

Réglementation : ce qu'il faut vérifier avant de partir

Sur toutes les eaux libres — Marne, Aube, Meuse et affluents, canal, réservoirs et plans d'eau publics gérés — la carte de pêche est obligatoire, prise auprès d'une AAPPMA de la Haute-Marne ou en ligne. Périodes, tailles, quotas et techniques dépendent de la catégorie de l'eau et relèvent de l'arrêté préfectoral en vigueur en Haute-Marne, seul texte qui fasse foi.

Trois vigilances locales : le canal est découpé en lots confiés à des associations différentes ; les grands réservoirs sont des ouvrages en exploitation, avec zones de sécurité près des digues et des vannes et parfois des secteurs de tranquillité liés à la faune ; une partie des étangs forestiers relève de propriétaires privés, dont l'autorisation est nécessaire.

Les 26 étangs privés payants recensés fonctionnent à part, avec droit d'entrée, règlement intérieur et parfois remise à l'eau obligatoire.

Questions fréquentes

Pourquoi dit-on que le plateau de Langres est un château d'eau ?

Parce que plusieurs grands bassins naissent sur le même relief calcaire : la Marne, l'Aube et la Meuse y ont leur source, la Seine juste à côté. L'eau repart vers deux mers — la Manche par le bassin de la Seine, la mer du Nord par la Meuse. On pêche donc en tête de bassin : des cours d'eau jeunes, étroits, à pente marquée.

Que sont les « lacs de Langres » ?

Quatre grandes retenues creusées au XIXe siècle pour alimenter le canal qui franchit le plateau : Liez, Charmes, la Mouche et la Vingeanne. Elles remplissent le bief de partage, tronçon le plus haut du canal, qu'aucune rivière n'alimente naturellement. Des ouvrages techniques : digues, vannes, niveaux variables.

Quelle espèce est la plus signalée en Haute-Marne ?

Le gardon, sur 55 des 271 spots, talonné par la perche (52), la brème (51) et le brochet (50) : quatre espèces en cinq spots d'écart, le cortège homogène des grandes eaux.

Pourquoi si peu de carpes et de tanches en Haute-Marne ?

La carpe n'est signalée que sur 20 spots et la tanche sur 3, contre 51 à la brème : la signature d'eaux profondes à fond dur plutôt que d'étangs à vase. Retenues aux berges pentues et biefs curés offrent peu de hauts-fonds végétalisés. Les 26 étangs privés payants restent la voie directe pour la carpe.

Faut-il une carte de pêche en Haute-Marne ?

Oui, pour toute pêche en eau libre : Marne, Aube, Meuse et affluents, canal, réservoirs et plans d'eau publics gérés. Elle se prend auprès d'une AAPPMA du département ou en ligne, les conditions relevant de l'arrêté préfectoral en vigueur. Les 26 étangs privés payants ont leurs propres règles.

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Les 271 spots sont sur la carte, des réservoirs de Langres aux étangs du Bassigny, avec les espèces signalées, les conditions et les accès. Gratuit, sans carte bancaire.

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