476 spots de pêche répertoriés, dont 83 parcours et réserves officiels issus des données publiques du département. Très peu de départements publient cette information : ici, on sait à l’avance quels secteurs sont gérés et balisés — et lesquels sont en réserve, donc interdits.
Mis à jour en août 2026 · données Fishera
Vue de haut, la côte landaise aligne une file de nappes d’eau douce derrière la dune, presque parallèle à l’océan : Sanguinet-Cazaux au nord, Aureilhan du côté de Mimizan, l’étang de Léon, l’étang de Soustons, le lac marin d’Hossegor tout au sud. Ces 208 étangs et lacs forment le premier réservoir de pêche du département.
Mais ce qui distingue les Landes, ce n’est pas l’étang : c’est ce qui en sort. Chaque nappe se vide vers l’Atlantique par une petite rivière côtière appelée ici un courant — le courant d’Huchet, qui quitte l’étang de Léon en serpentant sous une végétation quasi tropicale, ceux de Contis, de Soustons, de Mimizan. Des milieux qu’on ne retrouve nulle part ailleurs en France à cette échelle : quelques kilomètres, et un dégradé complet entre l’eau tannée de l’étang et l’eau salée de la barre.
Un même courant peut donner du brochet et de la perche dans sa partie haute, puis du bar quelques centaines de mètres plus bas quand la mer pousse — et le débit de l’étang, la houle et la position du grau recomposent les postes d’une saison à l’autre. Certains courants traversent des réserves naturelles où la pêche est strictement encadrée, voire fermée : le genre de secteur que les 83 parcours et réserves officiels permettent de repérer avant de partir.
Les profondeurs des étangs — cassures, plateaux et fosses des grandes nappes landaises, pour cibler les zones utiles au lieu de balayer des kilomètres de bordure sableuse.
Voir les profondeursÀ l’intérieur, l’ossature est fluviale. L’Adour traverse le département avant de rejoindre la mer, rejoint par les gaves pyrénéens du côté de Peyrehorade et de Sorde-l’Abbaye, et par la Midouze qui draine le secteur de Mont-de-Marsan. C’est l’un des grands axes migrateurs du sud-ouest : la truite de mer, l’alose, la lamproie et le saumon y remontent, sous un régime de pêche à part et très surveillé.
Le long du cours inférieur s’étendent les barthes : zones humides inondables quadrillées de fossés, de canaux et de bras morts. Ce réseau explique les 31 spots de canaux du département — eau lente, peu profonde, végétalisée, tournée vers le brochet, la tanche et les poissons blancs. Une barthe pleine et une barthe basse ne sont pas le même terrain.
Entre les deux, la forêt. Sous les pins, une multitude de petits plans d’eau et d’airiaux — lac de Miramont, étang de Poustagnacq, lac du Broussau, étang de Garros, lac de Bédorède — modestes, tranquilles, avec cette eau ambrée typique des sols de pins. S’y ajoutent 45 étangs privés payants et un carpodrome, hors régime associatif.
Le niveau d’eau en direct — hauteurs relevées sur les stations officielles de l’Adour et de ses affluents, pour savoir si les barthes débordent avant de charger la voiture.
Consulter les niveaux d’eauLa façade landaise est une plage quasiment rectiligne, presque sans abri naturel. Les 56 spots de mer et de littoral se répartissent entre ce long estran de sable, les rares ouvrages en dur — digues de Capbreton, port, pont d’Hossegor — et les embouchures de courants. Le surfcasting y est roi, avec des trous d’eau qui se déplacent au fil des tempêtes.
Le bar, la dorade et la seiche y sont signalés sur 18 spots chacun. Au large de Capbreton s’ouvre le gouf, un canyon sous-marin qui mord très près du rivage : la profondeur y grimpe vite, ce qui explique la réputation du secteur.
Un avertissement qui n’est pas décoratif : les baïnes sont une réalité mortelle sur cette côte. Ces cuvettes creusées entre la plage et une barre de sable se vident vers le large par un chenal étroit, générant un courant de retour qu’aucun nageur ne remonte. On la repère à son eau plus calme et plus sombre, entourée de vagues qui déferlent : c’est précisément là qu’il ne faut ni s’installer, ni entrer dans l’eau pour décrocher une ligne. Observez la mer plusieurs minutes avant de choisir un poste.
Les marées, heure par heure — pleines et basses mers, coefficients et fenêtres de courant sur la côte landaise. Aux graus et aux embouchures, c’est la donnée qui commande tout.
Consulter les marées| Espèce | Spots concernés | Où la chercher |
|---|---|---|
| Carpe | 79 | grands étangs, plans d’eau forestiers, étangs payants |
| Gardon | 62 | partout en eau douce |
| Brochet | 61 | étangs littoraux, canaux des barthes |
| Perche | 39 | bordures d’étangs, parties hautes des courants |
| Tanche | 34 | étangs peu profonds, fossés des barthes |
| Brème | 30 | canaux, zones lentes de l’Adour |
| Bar | 18 | plages, digues de Capbreton, graus |
| Dorade | 18 | littoral, abords du port |
| Seiche | 18 | ouvrages en dur, fonds mixtes du littoral |
| Sandre | 12 | Adour, canaux |
| Black-bass | 6 | étangs végétalisés de l’intérieur |
Le classement raconte un département d’eaux calmes : cyprinidés en tête, carnassiers d’étang derrière, puis un trio marin — bar, dorade, seiche — à parfaite égalité, signe d’un littoral qui se pêche sur peu de postes mais de façon très polyvalente.
Une fiche par espèce — reconnaissance, techniques, comportement et cadre réglementaire, en eau douce comme en mer.
Consulter les fiches espècesLes conditions du moment — météo heure par heure, vent, pression et lune, avec un score d’activité par espèce sur le spot visé.
Voir les conditionsPour l’eau douce — étangs, courants, canaux des barthes, Adour, gaves et Midouze — une carte de pêche valide est obligatoire, à prendre auprès d’une AAPPMA du département ou en ligne. Les règles changent selon la catégorie du cours d’eau, le secteur et, pour les migrateurs de l’Adour, des dispositions spécifiques revues régulièrement : consultez systématiquement l’arrêté préfectoral en vigueur dans les Landes, c’est le seul texte qui fait foi. Les 45 étangs privés payants relèvent d’un autre régime.
Les 83 parcours et réserves officiels méritent une lecture attentive : un parcours signale un secteur géré, souvent balisé ; une réserve signale l’inverse, un secteur où la pêche est interdite. Plusieurs se trouvent sur les courants et autour des réserves naturelles du littoral.
Côté mer, la pêche récréative du bord n’exige pas de carte mais obéit à la réglementation maritime : règles propres à chaque espèce, interdictions localisées, et espèces intégralement protégées qui ne peuvent pas être pêchées.
Le nom local des petites rivières côtières qui relient un étang littoral à l’océan à travers la dune : Huchet, Contis, Soustons, Mimizan. Eau douce et eau salée y communiquent, d’où des postes dont le caractère change selon le débit de l’étang et l’état de la mer.
Oui pour l’eau douce : étangs, courants, canaux, Adour et affluents relèvent d’une AAPPMA et supposent une carte valide. En mer, la pêche récréative du bord ne demande pas de carte mais reste encadrée par la réglementation maritime. Les étangs privés payants appliquent leur propre droit d’entrée.
83 parcours et réserves officiels figurent dans nos données, issus des jeux de données publics du département — une particularité landaise. Un parcours indique un secteur géré et balisé ; une réserve, un secteur où la pêche est interdite.
Oui. Ces cuvettes se vident vers le large par un courant de retour capable d’emporter un adulte en quelques secondes. On ne s’installe pas dans une baïne ni sur sa bordure, et on observe la mer un long moment avant de choisir un poste.
La carpe est l’espèce la plus signalée du département, présente sur 79 spots : grands étangs littoraux, plans d’eau forestiers de l’intérieur et 45 étangs privés payants.
Les 476 spots sont sur la carte, avec les espèces signalées, les parcours officiels, les conditions et les marées. Gratuit, sans carte bancaire.
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