Le département s'étire du plateau du Grand Couronné jusqu'aux premières pentes vosgiennes. À une extrémité, une retenue forestière profonde et transparente ; à l'autre, des étangs de plateau, un canal, deux rivières et une ville au milieu. 365 spots de pêche y sont répertoriés, dont 225 étangs et lacs.
Mis à jour en août 2026 · données Fishera
Le recensement compte 34 étangs privés payants et 2 carpodromes, soit 36 parcours à droit d'entrée sur 365 — près d'un spot sur dix, une proportion élevée qui change la façon d'aborder le département.
Ces parcours fonctionnent hors du régime associatif : on paie la journée, on lit le règlement affiché, on respecte quotas et horaires. Pas de démarche préalable, pas d'incertitude sur le lot, souvent un parking et un poste dégagé — de quoi emmener quelqu'un qui découvre la pêche un dimanche matin sans rien avoir organisé. Plusieurs, du côté du Toulois, sont devenus des rendez-vous d'habitués.
Au sud-est, là où le département bute contre le massif vosgien, une retenue de barrage occupe une vallée boisée. Pierre-Percée ne ressemble à rien d'autre dans la région : bras étroits remontant entre les versants, berges qui plongent, eau froide et remarquablement claire, forêt jusqu'à la ligne d'eau.
Cette morphologie impose ses règles. La transparence pénalise le plein jour : on y est vu de loin, et les premières et dernières heures pèsent lourd. La profondeur déplace la recherche vers le bas — le poisson tient les tombants et les vallons noyés, pas les herbiers de bordure. Amorcer largement ne sert à rien ; repérer une cassure, beaucoup.
Comme sur toute retenue équipée, le niveau n'est pas fixe et la navigation obéit à l'ouvrage : zones ouvertes, mise à l'eau et périmètres de sécurité relèvent du gestionnaire du site et de l'AAPPMA concernée.
Voir le relief sous la surface — sur une retenue encaissée, la pente du fond décide de tout. Tombants, replats et anciens talwegs se repèrent avant de choisir sa berge.
Voir les profondeursLa Meurthe donne son nom au département et lui sert de colonne vertébrale. Née dans les Vosges, elle arrive avec une pente franche : radiers, seuils, bancs de galets, courant lisible. En descendant vers Nancy, elle s'élargit, ralentit, s'installe dans un fond de vallée urbanisé où alternent bras secondaires, gravières et berges aménagées. La pêche change de nature au fil du kilométrage, sans qu'aucun ouvrage ne marque la frontière.
La Moselle traverse le sud du département dans un état qu'on ne lui connaît plus en aval : encore libre, non aménagée pour la navigation, large, à fond de graviers, capable de tresser plusieurs bras. Tonnoy, Crévéchamps, Barbonville et Flavigny-sur-Moselle jalonnent ce secteur, où le lit ancien a laissé gravières et bras morts. Plus au nord, Pagny-sur-Moselle et Blénod-lès-Pont-à-Mousson ouvrent une vallée plus habitée.
Entre les deux court le canal de la Marne au Rhin, d'ouest en est par Toul, Gondreville et l'agglomération nancéienne. Il pèse l'essentiel des 56 spots de canal recensés et fournit le linéaire le plus régulier du territoire : profondeur constante, chemin de service marchable, poisson blanc toute l'année, carnassiers aux abords des écluses. C'est aussi la seule eau qui reste pêchable quand les rivières sont trop hautes ou trop basses.
Juger l'état de la rivière avant de partir — hauteurs et débits relevés en continu par les stations du bassin, pour savoir si la Meurthe descend encore des Vosges ou si elle s'est calmée.
Consulter les niveaux d'eauÀ l'ouest et au sud de Nancy, le relief se calme en plateaux et en côtes. C'est là que se concentre le gros des 225 étangs et lacs du recensement, dispersés en petites unités plutôt qu'en grands ensembles : Gondreville, Pierre-la-Treiche, Ochey, le Val de Passey, les Mille-Eaux, le plan d'eau de la Sangsue, l'Ilote, les Souches, le Breuil.
Ces plans d'eau n'ont presque rien en commun avec la retenue vosgienne : petits, peu profonds, souvent bordés d'arbres, sur un fond qui se réchauffe vite au printemps et s'endort à la canicule. Ils tiennent bien la carpe (46 spots) et la tanche (15 spots), et le brochet y trouve exactement ce qu'il lui faut : de la végétation, des proies, et un fond de quelques mètres.
La forme très allongée du département joue ici un rôle sous-estimé. Entre un étang de plateau du Saintois et une berge de Pierre-Percée, il y a une bonne heure et demie de route, quelques centaines de mètres de dénivelé et un vrai décalage saisonnier : les petits étangs de l'ouest s'animent des semaines avant la retenue forestière de l'est.
| Espèce | Spots concernés | Où la chercher |
|---|---|---|
| Gardon | 64 | biefs du canal, étangs du Toulois |
| Brochet | 63 | étangs végétalisés, bras morts de la Moselle |
| Perche | 50 | gravières, abords d'écluses, tombants de retenue |
| Brème | 48 | biefs profonds, fonds meubles |
| Carpe | 46 | étangs de plateau, parcours à la journée |
| Tanche | 15 | petits étangs envasés |
| Silure | 2 | fosses du canal, secteurs profonds |
| Sandre | 1 | eaux profondes et peu éclairées |
| Truite | — | Meurthe amont, ruisseaux du piémont vosgien |
Le tableau reflète la nature du recensement, tourné vers les plans d'eau et les grands axes : les têtes de bassin de l'est, où se joue la pêche en eau vive, y sont nettement sous-représentées.
Une fiche par espèce — la reconnaître, savoir où et quand elle se nourrit, choisir la technique en conséquence.
Consulter les fiches espècesLe bon créneau plutôt que le bon jour — vent, pression, température et lune heure par heure sur le spot visé, traduits en indice d'activité par espèce.
Voir les conditionsLa base ne varie pas : toute pêche en eau libre — Meurthe, Moselle, canal, plans d'eau publics gérés — suppose une carte de pêche valide, prise auprès d'une AAPPMA ou en ligne, et le respect de l'arrêté préfectoral, qui fixe périodes, modes de pêche autorisés, tailles et réserves.
Une nuance locale mérite d'être connue : le département a conservé, comme ses voisins de l'ancienne Alsace-Lorraine, un ensemble de règles juridiques propres maintenu après 1918, dont certaines touchent à la détention et à la location du droit de pêche sur une partie des lots. D'où des conditions d'accès qui ne sont pas les mêmes partout, et un réflexe simple : interroger la fédération départementale ou l'AAPPMA du secteur avant un parcours inconnu. Les 36 parcours payants, eux, appliquent chacun leur règlement.
Oui, mais pas partout ni n'importe comment : c'est une retenue de barrage encaissée en forêt, aux berges pentues, avec des secteurs difficiles d'accès à pied et des règles de navigation propres à l'ouvrage. Zones ouvertes, modalités d'embarcation et périmètres de sécurité relèvent du gestionnaire du site et de l'AAPPMA concernée.
La Meurthe descend du massif vosgien et garde longtemps une pente marquée : radiers, seuils, bancs de galets, avant de s'élargir vers Nancy. La Moselle traverse le sud du département en amont de son aménagement pour la navigation — encore libre, plus large et plus lente, à fond de graviers et à bras multiples. Deux lectures d'eau à moins d'une heure de route.
Oui, proportionnellement plus qu'ailleurs : 34 étangs privés payants et 2 carpodromes sur 365 spots, soit près d'un sur dix. Droit d'entrée, règlement, horaires et quotas y sont fixés par l'exploitant — la formule la plus simple pour une première sortie.
L'agglomération est entourée d'eau : la Meurthe la traverse, le canal de la Marne au Rhin la longe, gravières et étangs de fond de vallée sont à quelques minutes. Laneuveville-devant-Nancy et Gondreville figurent parmi les communes les mieux pourvues, avec Toul à l'ouest.
En partie. Le département a conservé un corpus juridique propre maintenu après 1918, dont certaines dispositions touchent à la détention et à la location du droit de pêche sur une partie des lots : les conditions d'accès peuvent donc différer d'un tronçon à l'autre. La fédération départementale ou l'AAPPMA du secteur savent lesquelles s'appliquent, et l'arrêté préfectoral fixe le reste.
Les 365 spots sont sur la carte, avec les espèces signalées, les conditions et les accès. Gratuit, sans carte bancaire.
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