La Nièvre compte 494 spots de pêche répertoriés et une singularité rare : ses plus grands plans d'eau ne lui appartiennent pas vraiment. Pannecière, Chaumeçon, le Crescent et les Settons ont été construits pour régler le débit de la Seine, et montent ou descendent au rythme d'un besoin qui se décide à 250 km de là. Savoir lire ce marnage, c'est la moitié du travail ici.
Mis à jour en août 2026 · données Fishera
Dans presque tous les départements de plaine, le gardon domine le classement des espèces signalées. Dans la Nièvre, l'ordre s'inverse : le brochet arrive premier avec 57 spots, devant le gardon (55) et la perche (54). L'écart est mince, l'inversion est parlante.
Elle tient à la nature des eaux nivernaises. Les 364 étangs et lacs du département — près de trois spots sur quatre — sont des pièces d'eau de bocage et de grandes retenues : berges en pente douce, queues envahies de végétation, arbres noyés, bras forestiers. Un habitat à brochet presque idéal ; avec les canaux et les annexes de la Loire, le carnassier devient ici la pêche par défaut.
Les quatre grandes retenues du massif — Pannecière, la plus vaste, Chaumeçon, le lac du Crescent et les Settons — sont des ouvrages de régulation : elles retiennent l'eau l'hiver et la relâchent quand les rivières du bassin de la Seine faiblissent. Le plan d'eau pêché en avril n'est donc pas celui de septembre. Ce qui change :
Autour de Chaumard, de Montsauche-les-Settons ou de Brassy, la même sortie ne se prépare donc pas pareil selon le mois.
Le niveau de l'eau, avant de charger la voiture — hauteurs et débits sur les stations officielles. Dans un département à retenues de régulation, c'est cette donnée qui décide du poste, pas la météo.
Consulter les niveaux d'eauLa Loire longe la bordure ouest du département dans son cours moyen : un fleuve large, peu profond, à fond mobile, qui redessine ses bancs de sable à chaque crue. Un poste repéré l'automne dernier peut avoir disparu au printemps ; la lecture se fait sur place, sur la veine d'eau qui longe un banc, les fosses de sortie de courbe et les contre-courants derrière les atterrissements. Les accès vont de Nevers et Sermoise-sur-Loire à Avril-sur-Loire et Decize.
Le point le plus remarquable reste le Bec d'Allier, en amont de Nevers : la ligne de contact entre deux masses d'eau de turbidité différente, visible à l'œil, y concentre la nourriture dérivante et se déplace selon le débit de chacune. À Decize, ce sont l'Aron et le canal qui rejoignent le fleuve. Nuance : ce val comporte des réserves et de larges zones protégées — la rive praticable n'est pas toujours la rive autorisée.
54 sections de canal sont référencées, sur deux ouvrages de nature très différente.
C'est ici qu'il franchit la ligne de partage des eaux entre bassin de la Loire et bassin de la Seine, du côté de La Collancelle et de Corbigny. Sur ce bief, il ne longe plus une vallée : il traverse tranchées, souterrains et étangs-réservoirs qui l'alimentent — l'Étang de Vaux en fait partie. On y pêche un ensemble canal + réservoirs, où le niveau des uns dépend des besoins de l'autre.
Tout autre décor : il double le fleuve en terrain ouvert. Eau stable, profondeur régulière, berges accessibles en voiture — idéal pour les blancs et pour prospecter les carnassiers en marchant, autour des écluses surtout. Et quand la Loire est trop haute, le canal reste le plan de repli le plus court du département.
Le reste du département, c'est le bocage d'élevage charolais, et une densité d'étangs de ferme qui explique à elle seule les 364 plans d'eau recensés — Étang de Fleury-la-Tour, Étang du Merle, Étang de la Brosse, Étang de Machy. Des surfaces petites, riches et peu profondes, qui chauffent vite en été. Autour de Biches ou de Dirol, on en trouve à quelques minutes les uns des autres — beaucoup sont privés : 40 étangs payants, avec leur propre règlement.
La carte des profondeurs — le relief immergé des grands plans d'eau : le seul moyen de retrouver l'ancien lit et les cassures quand la cote a baissé.
Voir les profondeurs| Espèce | Spots concernés | Où la chercher |
|---|---|---|
| Brochet | 57 | queues et bras des retenues du Morvan, étangs de bocage, biefs |
| Gardon | 55 | canal latéral, canal du Nivernais, étangs de ferme |
| Perche | 54 | bois noyés des lacs, abords d'écluses, pontons |
| Brème | 51 | fonds plats des retenues, biefs profonds |
| Carpe | 32 | grands étangs, retenues à cote haute |
| Tanche | 6 | petits étangs envasés du bocage, herbiers |
| Sandre | 4 | secteurs profonds et teintés, abords des barrages |
| Truite | 3 | ruisseaux du socle granitique, en amont des retenues |
Les quatre premières espèces se tiennent entre 51 et 57 spots : le même quatuor occupe l'étang de ferme, la queue de retenue et le bief de canal. La truite, à trois signalements, relève d'une autre géographie.
Une fiche par espèce — où elle se tient, ce qui la fait mordre, comment elle change au fil de l'année.
Consulter les fiches espècesLes conditions du moment, spot par spot — vent, pression et lune heure par heure, avec un indice d'activité par espèce.
Voir les conditionsToute pêche en eau libre — Loire, Allier, lacs de barrage, canaux, plans d'eau publics — suppose une carte de pêche valide, prise auprès d'une AAPPMA du département ou en ligne. Les parcours étant découpés en lots confiés à des associations différentes, c'est l'AAPPMA du secteur visé qui renseigne ce qui s'y applique. Les retenues du Morvan ont chacune leurs règles, notamment pour la pêche en bateau et les abords des ouvrages ; le val de Loire comporte des réserves où la pêche est interdite. Les 40 étangs payants et les 2 carpodromes recensés fonctionnent hors de ce cadre : droit d'entrée et règlement fixés par l'exploitant. Périodes, modes de pêche autorisés et tailles applicables dépendent de la catégorie du parcours et évoluent d'une année sur l'autre : consultez l'arrêté préfectoral en vigueur avant de partir.
Parce que ce sont des réservoirs de régulation : ils stockent l'eau l'hiver et la restituent l'été pour soutenir le débit de l'Yonne et de la Seine. La ligne de rive recule, et les postes se déplacent avec elle.
C'est l'espèce la plus signalée du département, sur 57 spots, devant le gardon : bras et queues des retenues du Morvan, étangs du bocage comme l'Étang de Vaux, biefs des deux canaux. Périodes et modes autorisés dépendent du parcours : consultez l'arrêté préfectoral en vigueur et l'AAPPMA du secteur.
Oui, sur une grande partie du cours : Nevers, Sermoise-sur-Loire, Avril-sur-Loire, Decize et le Bec d'Allier. Le lit change d'une crue à l'autre. Certains secteurs sont en réserve ou en zone protégée, et la carte de pêche est obligatoire — renseignez-vous auprès de l'AAPPMA locale.
Oui : 364 étangs et lacs sur les 494 spots, plus 40 étangs payants et 2 carpodromes, dont une grande partie dans le bocage charolais.
Oui, pour toute pêche en eau libre : Loire, Allier, lacs de barrage, canaux et plans d'eau publics. Les 40 étangs privés payants relèvent d'un autre régime. Les parcours étant découpés en lots, c'est l'AAPPMA du secteur visé qui donne la règle applicable.
Les 494 spots sont sur la carte, avec les espèces, les conditions du moment et les accès. Gratuit, sans carte bancaire.
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