164 spots répertoriés dans un cercle de 30 km autour de Gap, tous en France, sur quatre départements. La plus haute préfecture du pays, à 750 mètres, n'a pourtant pas de rivière à elle : ici, l'eau utile a été amenée d'ailleurs, ou stockée pour être rendue à quelqu'un d'autre.
Mis à jour en août 2026 · données Fishera
| Territoire | Spots du rayon | Ce que le cercle attrape |
|---|---|---|
| Hautes-Alpes (05) | 129 | le bassin gapençais, le Champsaur, le Dévoluy, la Durance jusqu'à Tallard |
| Alpes-de-Haute-Provence (04) | 19 | la rive gauche de Serre-Ponçon et la Durance en aval, vers Curbans |
| Isère (38) | 15 | la Souloise, le lac du Sautet et le pays de Corps, au nord-ouest |
| Drôme (26) | 1 | le lac du Lauzon, à Lus-la-Croix-Haute, à 23,4 km |
Voir la part entière d'un département tenir en un seul nom est assez rare. La portion bas-alpine, elle, contient l'ouvrage de Serre-Ponçon : la rive choisie sur la retenue décide de l'arrêté préfectoral applicable, et l'option de réciprocité attachée à la carte ne couvre pas forcément les quatre fédérations.
Vérification faite, la réponse est nuancée. Le premier point de la retenue apparaît à 21,3 km, à hauteur de l'ouvrage, suivi de la base de Chanteloube à 21,6 km, de Prunières à 22,9 km, du Sauze-du-Lac à 24 km et de Savines-le-Lac entre 26,1 et 28 km ; le dernier point tient à 29,5 km. Au-delà, c'est fini : le plan d'eau d'Embrun est à 33,1 km et n'entre que dans le rayon de 50 km.
Depuis Gap, on accède donc à la moitié occidentale de la retenue, pas à l'Embrunais : une journée, jamais un après-midi improvisé — et le trajet s'allonge quand la cote baisse, puisqu'il faut alors marcher pour rejoindre l'eau.
Serre-Ponçon est une retenue de soutien d'étiage autant qu'un ouvrage de production : elle intercepte la fonte des neiges au printemps, puis restitue cette réserve pendant les mois secs, pour l'irrigation de la Durance et pour tenir son débit très loin en aval.
Son calendrier est à contre-emploi de l'intuition. Creux à la sortie de l'hiver, remplissage avec la fonte jusqu'au début de l'été, décrue ensuite, d'autant plus rapide que la saison est sèche. Autrement dit : un été caniculaire fait baisser le lac alors que la météo semble parfaite au bord.
La variable utile n'est donc pas la hauteur du jour mais son sens : une eau qui monte au printemps noie des bordures restées sèches tout l'hiver, où le poisson s'engage ; une eau qui descend le rabat sur les cassures et les anciennes gorges de la Durance.
Ce qu'il y a sous la surface — les cartes de fond des grandes retenues alpines. Quand la ligne de rive se déplace, un tombant ou une arrivée de torrent reste un repère valable à toutes les cotes.
Voir les profondeursEntre le plein et le creux, la hauteur varie de quelques dizaines de mètres, ce qui découvre des centaines de mètres de terrain à l'horizontale. Ça ressemble à une plage ; c'est un fond de lac mis à l'air.
La cote plutôt que la météo — hauteurs et débits relevés en continu sur les stations de la Durance et du Drac. Sur une retenue de soutien d'étiage, c'est le seul signal fiable avant de faire la route.
Consulter les niveaux d'eauVingt-quatre sections de canal sur 164 spots dans une ville de montagne : la proportion surprend jusqu'au moment où l'on regarde le tracé. L'inventaire suit le canal de Gap sur cinq points, de Saint-Jean-Saint-Nicolas (15,1 km) à Saint-Léger-les-Mélèzes (12 et 13,5 km) puis au centre-ville (4,8 et 1,3 km) : le trajet d'un ouvrage d'irrigation du XIXe siècle qui va chercher l'eau du Drac dans le Champsaur pour la conduire à un bassin qui n'en avait pas.
Autour, la plomberie qui va avec : lac de réserve du canal de Gap à 6,2 km, réservoir des Manes à 2,2 km, aqueduc des Gorges à 8,4 km, canal du Drac à 5,7 km, canal de Ventavon à 14,5 km, deux tronçons de canal EDF.
La variabilité de niveau, ici, ne vient donc ni de la pluie ni d'un barrage : elle vient d'un calendrier d'irrigation. Un canal agricole est mis en eau pour la saison puis coupé ; entre les deux, c'est un fossé sec. Le catalogue mélange d'ailleurs ouvrages vivants et vestiges : captages de la Brèche et des Veyts, abreuvoirs du Dévoluy, miroir d'eau à 3,7 km, pont-canal abandonné du torrent de la Fare à 8,7 km — réels, recensés, et pas des postes.
En amont de tout ouvrage, entre Chabottes (11,2 km), Saint-Bonnet-en-Champsaur (11,4 km) et Saint-Jean-Saint-Nicolas (15,8 km), le Drac coule dans un large lit de galets qu'il se réattribue à chaque crue : plusieurs bras, des atterrissements mobiles, un tracé qui n'est pas celui de l'an dernier. Une rivière en tresses de ce gabarit est devenue rare dans les Alpes. On y prospecte des structures — tête de bras, fosse d'extérieur de courbe, confluence — plutôt que des adresses, puisque les adresses se déplacent.
Autour : la Luye à 9,1 km, l'Avance à 11,9 km, le Rif à 14,4 km, la Souloise à 18 km, le Buëch à 27,7 km.
| Espèce | Signalements | Où la chercher dans le rayon |
|---|---|---|
| Brochet | 33 | anses et bras de la grande retenue, plans d'eau de vallée |
| Perche | 31 | bois noyés, pointes rocheuses, enrochements |
| Gardon | 28 | bordures des lacs de vallée, biefs des canaux |
| Brème | 24 | fonds plats et lents, queues d'anses |
| Carpe | 16 | plans d'eau du Champsaur, parcours payants |
| Sandre | 7 | substrats durs et grandes profondeurs de la retenue |
| Truite | 7 (+1 fario) | Drac, affluents vifs, lacs d'altitude |
| Tanche | 4 | petites pièces d'eau végétalisées |
Le trio de tête est celui d'une grande retenue, pas d'un pays de torrents : dans le département le plus haut de France, ce sont les espèces de lac qui dominent. S'y ajoute un omble de fontaine.
Deux lectures à corriger. Les 16 spots classés « pêche en mer / littoral » sont tous situés sur Serre-Ponçon : Chorges, Prunières, Le Sauze-du-Lac, Savines-le-Lac, Ubaye-Serre-Ponçon, base de Chanteloube. Un lac de montagne affublé d'étiquettes bar, dorade et seiche posées en bloc, 16 fois chacune. Ils restent utiles : ce sont les accès publics d'une rive longue et pentue.
Ensuite l'unique mention de saumon, sur une fiche du Drac. Elle ne décrit pas une population : ce migrateur est protégé et n'est jamais une cible. Même principe en descendant la Durance, où l'apron du Rhône et les aloses relèvent du patrimoine et se remettent à l'eau aussitôt.
Une fiche par poisson — reconnaissance, cycle annuel, postes et approches.
Consulter les fiches espècesC'est l'atout discret du secteur : depuis la gare de Gap, la ligne de la Durance remonte vers Briançon en desservant Chorges puis Savines-le-Lac. Une retenue de cette taille accessible en train, c'est rare. Le canal de Gap et la Luye se rejoignent à pied ; le Dévoluy, le haut Champsaur et le Sautet se méritent en voiture.
La carte de pêche est obligatoire en eau libre, auprès d'une AAPPMA ou en ligne, et le cercle croise quatre cartes départementales ; les 6 étangs privés payants recensés fonctionnent hors de ce cadre.
Trois vigilances locales : la grande retenue relève de dispositions spécifiques, navigation comprise, et son gestionnaire complète l'arrêté ; les lacs d'altitude ont un statut décidé plan d'eau par plan d'eau ; les canaux d'irrigation traversent des propriétés et servent un usage agricole.
Chaque département du cercle a le sien.
Hautes-Alpes (05) · Alpes-de-Haute-Provence (04) · Isère (38) · Drôme (26)
164, tous en France : 129 dans les Hautes-Alpes, 19 dans le 04, 15 en Isère, 1 dans la Drôme. À 50 km, 381.
Sa moitié occidentale, oui : premier point à 21,3 km, Savines-le-Lac entre 26 et 28 km. Embrun, à 33,1 km, n'apparaît que dans le rayon de 50 km.
Il stocke la fonte au printemps pour la restituer ensuite : irrigation de la vallée, soutien du débit en période sèche. Plus l'été est sec, plus la cote descend vite.
Une vase sèche en surface qui cède dessous, des ravines creusées par les torrents, des cales hors d'eau, des obstacles hérités de la vallée noyée. On teste le sol, jamais seul.
Artefact de catégorie : ce sont les installations nautiques de Serre-Ponçon, avec le trio bar-dorade-seiche appliqué en bloc. Aucun spot du rayon n'est marin.
Les 164 spots du rayon de 30 km sont sur la carte, les 381 du rayon de 50 km aussi, avec le type d'eau, les espèces et les accès. Gratuit, sans carte bancaire.
Ouvrir la carte du bassin gapençais