152 spots à moins de 30 km du centre, répartis sur trois départements. Le cercle enjambe l'embouchure d'un fleuve : la rive qu'on voit depuis la plage relève d'un autre territoire, avec ses propres règles.
Mis à jour en août 2026 · données Fishera
Sur les 96 spots posés au sol, le partage est net : 51 en Seine-Maritime, 36 dans le Calvados, 9 dans l'Eure. Près d'un sur deux est donc hors du département du pêcheur havrais.
La raison tient en une ligne d'eau : le rayon coupe l'estuaire de la Seine en travers, et l'estuaire fait ici la frontière. Honfleur est à 12,2 km à vol d'oiseau, Trouville-sur-Mer à 15,8 km, Deauville à 16 km : on les distingue depuis le front de mer, et pourtant elles relèvent d'un autre préfet.
Deux ouvrages franchissent la coupure : le pont de Normandie, recensé à 13,3 km, ouvert en 1995, et le pont de Tancarville, à 24,6 km, ouvert en 1959. Avant ce dernier, la Seine ne portait aucun pont en aval de Rouen : la rive d'en face imposait quatre-vingts kilomètres de remontée, puis autant en sens inverse. Vingt minutes aujourd'hui, une demi-journée alors.
56 points tombent hors de tout polygone terrestre, ce qui laisserait imaginer une flottille de postes du large. La réalité est urbaine : ce sont les plans d'eau creusés du port. Un bassin à flot n'est pas de la terre, le découpage cartographique le range donc avec la mer. Les quarante premiers points tiennent dans trois kilomètres et demi.
L'héritage urbain d'abord : bassin Vauban (1,5 km), bassin du Commerce et bassin de la Barre (1,9 km), bassin du Roy (2,1 km), port de plaisance (2,9 km) : des quais bordés de rues, dont l'usage se vérifie auprès de la Ville et de la capitainerie.
L'outil industriel ensuite : Postes 1 à 10 (3,5 à 4,5 km), Poste Minéralier, quai François Mazeline (3,3 km), darse de l'Océan (6 km). Premier port à conteneurs français : terminaux clôturés, sûreté portuaire. Plus les sas et écluses — sas de la Citadelle (2,2 km), écluse François 1er (4,6 km) — dont les abords sont interdits par nature.
La règle ne souffre pas d'exception : un point sur une carte décrit un plan d'eau, il n'accorde aucun droit d'y accéder.
Le marnage est franchement atlantique — plusieurs mètres entre basse et pleine mer, jusqu'à sept en grande vive-eau. Mais la particularité havraise n'est pas l'amplitude, c'est la forme de la courbe.
Ailleurs sur la façade, la pleine mer est un instant : l'eau touche son maximum et repart. En baie de Seine, la géométrie du plateau déforme l'onde et produit une longue tenue du plein — le niveau reste proche du maximum deux à trois heures avant de basculer. C'est ce qui a fait la fortune du port.
Deux conséquences opposées : la fenêtre de haute mer est large, on ne court pas après un créneau de vingt minutes ; mais le jusant est comprimé, la même hauteur d'eau s'évacuant en moins de temps, donc plus vite.
La courbe complète, pas seulement les deux horaires — c'est elle qui montre la tenue du plein et le moment où l'eau se met à filer, calculée pour le point visé.
Ouvrir l'outil maréesLe fond du cercle est occupé par les vasières, les roselières et les bancs mobiles de l'estuaire. Nos données y placent un point explicite, « Réserve Naturelle de l'Estuaire de la Seine », à 11,6 km du centre. Ce périmètre s'étend sur les trois départements du rayon : accès, circulation et activités y sont encadrés par secteurs et par périodes. Un point recensé dans une réserve n'autorise pas à y pêcher — la question se pose au gestionnaire, et la réponse peut être non.
Même prudence pour les migrateurs du couloir estuarien : l'anguille est sous protection stricte, les aloses et le saumon atlantique relèvent de dispositifs propres. Aucun n'est une cible.
Le versant utile de l'estuaire, ce sont ses canaux : Grand Canal du Havre à Rogerville (10,2 km), canal du Havre à Tancarville à Oudalle (11,3 km) puis Saint-Vigor-d'Ymonville (14,6 km), canal de Tancarville à Sandouville (11,9 km) — berges rectilignes, profondeur régulière, chemin de service.
Peu de villes passent d'un terminal à conteneurs à une paroi de craie en quatre kilomètres. Le cap de la Hève ferme l'agglomération au nord, à environ 4 km, et ouvre la côte d'Albâtre : plage de Bruneval à 17,6 km, Étretat à 23,2 km. Au milieu, le port du Havre-Antifer (17,2 km) est un terminal pétrolier en eau profonde — emprise industrielle, digue interdite. Les accès sous falaise sont détaillés dans le guide de la Seine-Maritime ; un principe suffit ici : sous la craie, l'heure d'eau dit combien de temps la plage existe.
96 spots au sol, dont trois seulement classés rivière : le cercle havrais est pauvre en eau courante, et rien ne sert de le maquiller. La craie du pays de Caux avale la pluie au lieu de la laisser ruisseler. Le premier cours d'eau est la Lézarde, recensée à 5 km à Harfleur, qui descend de Montivilliers : courte, alimentée par la nappe, donc fraîche et régulière. Le second est le Bolbec, en limite est (25,9 à 27,2 km).
Le reste du plateau tient dans un chapelet de mares, creusées et étanchées de main d'homme parce que la craie ne retient rien : mare Dambuc à Gonfreville-l'Orcher (6,4 km), mare aux Saules à Cauville-sur-Mer (8,4 km), mare Cavalière à Épretot (15,4 km), mare des Courlis à Saint-Romain-de-Colbosc (19,7 km), mare des Gernaux à Goderville (22,7 km). Toutes ne sont pas pêchables : seules les eaux gérées par une AAPPMA le sont à coup sûr.
Le vieux bassin de Honfleur et ses pontons se tiennent entre 11 et 12,8 km, plage du Butin comprise ; l'avant-port de Deauville (15,7 km) et la jetée Jean-Claude Brize à Trouville (15,8 km) suivent. Plus loin, le lac de Pont-l'Évêque et la Touques (25 à 26 km), les étangs du Dochon à Gonneville-sur-Mer (25,7 km). Côté Eure, les neuf points du rayon dessinent le marais Vernier : canal de Retour à Berville-sur-Mer (19 km), La Grand-Mare à Sainte-Opportune-la-Mare (29,5 km), les étangs de Pont-Audemer en limite exacte de cercle.
Le relief sous la surface — dans un estuaire, chenaux et fosses commandent le passage du poisson plus que le dessin de la berge.
Voir les profondeursTramway et bus mettent les bassins du centre, la plage et le cap à portée immédiate ; une ligne ferroviaire régionale remonte la vallée de la Lézarde vers Harfleur et Montivilliers. La rive sud, elle, reste une affaire de franchissement : voiture ou autocar, l'ouvrage étant long et exposé au vent.
| Espèce | Spots | Où la chercher dans le rayon |
|---|---|---|
| Gardon | 47 | mares du plateau, bordures d'étangs |
| Brochet | 45 | herbiers des canaux, plans d'eau du pays d'Auge |
| Carpe | 34 | grands plans d'eau gérés |
| Tanche | 32 | mares peu profondes, herbiers |
| Perche | 16 | palplanches, piles, ouvrages |
| Brème | 15 | fonds plats des canaux |
| Bar | 12 | estuaire, jetées, entrées de bassin |
| Dorade | 12 | fonds mixtes, en saison |
| Seiche | 12 | abords portuaires, fonds sableux |
| Maquereau | 1 | signalement isolé |
| Sandre | 1 | signalement isolé |
Le trio bar / dorade / seiche à exactement 12 chacun se lit avec méfiance : une liste appliquée en bloc à une catégorie de lieux, pas un relevé de captures. L'inverse est plus parlant — rien pour le mulet, qui hante pourtant les bassins, ni pour la plie ou le congre des enrochements. Ils ne manquent pas dans l'eau, ils manquent dans les fiches.
En eau douce — Lézarde, Bolbec, canaux, Touques, mares et plans d'eau gérés — une carte de pêche valide est obligatoire, et l'arrêté préfectoral en vigueur du département concerné fait seul référence : trois départements, trois textes. En eaux maritimes, pas de carte, mais la réglementation maritime s'applique entièrement — engins, quantités, marquage, espèces protégées, zones fermées.
Dans le port, les emprises d'exploitation sont fermées et les abords d'écluses interdits ; dans la réserve, les règles du site priment. Enfin, des restrictions de consommation visent le poisson de certains secteurs du bassin de la Seine : le détail figure dans l'arrêté en vigueur.
À 50 km, le compteur monte à 313 spots : Fécamp au nord, le pays d'Auge au sud, la Risle à l'est. Les guides départementaux prennent le relais.
Seine-Maritime (76) · Calvados (14) · Eure (27) · Près de Rouen
Parce qu'il enjambe l'embouchure d'un fleuve : 51 spots en Seine-Maritime, 36 dans le Calvados, 9 dans l'Eure. Honfleur est à 12,2 km à vol d'oiseau, mais ne s'atteint que par le pont de Normandie (13,3 km) ou celui de Tancarville.
Deux mondes portent le même mot. Les bassins urbains bordent des quais ouverts, dont l'usage se vérifie auprès de la Ville et de la capitainerie ; les postes numérotés et la darse de l'Océan sont des terminaux clôturés. Un point sur une carte n'accorde aucun droit d'accès.
Le niveau reste proche de la pleine mer deux à trois heures au lieu de basculer aussitôt : fenêtre de haute mer large, mais jusant plus court, donc plus rapide.
Le rayon en manque : trois entrées « rivière » seulement. La Lézarde à Harfleur (5 km), les canaux de l'estuaire (10 à 15 km), les mares du plateau (6 à 23 km), le Bolbec (26 km).
Oui en eau douce, avec l'arrêté du bon département — il y en a trois. En eaux maritimes, pas de carte, mais la réglementation maritime s'applique en entier.
Type d'eau, accès, département et conditions du moment, des bassins du centre aux mares du plateau. Gratuit, sans carte bancaire.
Ouvrir la carte autour du Havre