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Où pêcher près de Lorient

191 spots à moins de 30 km du centre, dont 74 qui ne reposent sur aucune terre. La particularité n'est pas la rade : c'est que trois rivières y débouchent, et que chacune s'arrête sur un ouvrage. Ici, la limite entre l'eau à marée et l'eau à niveau tenu ne se devine pas — elle se voit.

Mis à jour en août 2026 · données Fishera

Carte des spots de peche a moins de 30 km de Lorient
La rade et ses trois branches tiennent le centre ; les étangs remontent au nord-est, et le bord gauche du cercle passe en Finistère.
191spots à 30 km
74en pleine eau
113étangs et lacs
469spots à 50 km

Le fait marquant : un plan d'eau, trois rivières

Le décompte se fait à la géométrie : un point qui ne tombe sur aucun polygone terrestre est rangé en pleine eau — 74 spots sur 191 ici, contre 117 posés au sol.

Mais ce qui distingue le rayon tient à sa plomberie. La rade ne reçoit pas un fleuve mais trois rivières : le Blavet, le plus long, qui arrive du nord ; le Scorff, plus court et plus vif, qui longe la ville ; le Ter, petit cours d'eau côtier retenu à l'ouest. Trois bassins versants, un seul plan d'eau salé pour les recevoir.

Remarque de lecture : 57 points portent l'étiquette « pêche en mer / littoral » quand 74 tombent sur l'eau. Catégorie et géométrie ne coïncident pas — la première range aussi des pontons bâtis à terre.

Là où la marée s'arrête, c'est en dur

Sur la plupart des côtes, la limite du sel est floue : elle glisse avec le débit et le coefficient. Ici, elle est matérialisée, et sur les trois rivières à la fois.

Cette frontière est un outil de décision. Rade impraticable, coup de vent, eau trop chargée : on passe au-dessus du verrou et l'on retrouve une eau plate. L'inverse vaut aussi — bief endormi en été, la partie maritime reste remuée deux fois par jour.

Le jusant contre la houle : ce qui se passe dans la passe

Tout ce que la rade et ses trois rivières contiennent ressort par une entrée étroite, ouverte plein sud face au large et à l'île de Groix. C'est là que se joue le phénomène local le plus utile.

Quand le courant de sortie rencontre une houle qui entre, les vagues se raccourcissent, se redressent et déferlent. La mer se forme sans que le vent ait forci d'un nœud, et elle retombe à la renverse.

L'heure d'eau calculée pour le point visé — dans une rade branchée sur trois rivières, ce qu'on cherche n'est pas une hauteur mais un moment : celui où le courant s'arrête, puis repart dans l'autre sens.

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L'eau douce du rayon arrive pilotée de loin

Particularité invisible sur la carte : le débit du Blavet n'est pas seulement celui de la pluie tombée dans le cercle. Très en amont, hors rayon, une grande retenue hydroélectrique règle une partie de ce qui descend, et modifie niveau et teinte en aval sans qu'une goutte soit tombée à Lorient.

Le Scorff réagit à l'inverse : petit bassin, pente marquée, il monte et redescend vite après une averse. Deux rivières voisines, deux façons de se renseigner.

Hauteurs et débits relevés en continu — utile ici pour trancher entre un Scorff encore gonflé par la pluie de la veille et un bief de Blavet qui, lui, sera resté pêchable.

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Les cinq premiers kilomètres : des noms de navires, pas des postes

La liste des points les plus proches du centre est spectaculaire, et trompeuse. Entre 1,3 et 4,7 km défilent le bassin à flot, l'avant-port et une longue série de pannes baptisées Aigle d'or, Bourbon, Champlain, Dupleix, Hermione, Épices, Gingembre, Indes, Fleury : les doigts de ponton des ports de plaisance, nommés d'après les navires et les cargaisons de la Compagnie des Indes. Équipements réservés à leurs usagers, pas des postes.

Même réponse pour les emprises professionnelles : le port de pêche en activité et les quais de l'ancienne base sous-marine sont des sites gérés. Un point sur une carte nomme un ouvrage, il n'ouvre aucun droit d'accès.

Le fichier laisse passer quelques curiosités qu'il vaut mieux signaler que recopier : deux lavoirs — Kerulvé à 2,4 km, celui des Chantiers à 2,7 km —, un « moillage à bateau » orthographié tel quel, trois points nommés « Visiteur » et un « La Cuve » répété trois fois.

Après le travail : les étangs, et un trou de bombes

La vraie densité du rayon est là : 113 étangs et lacs, 4 étangs privés payants, 2 retenues — près de six spots sur dix, dont une bonne part dans les trois premiers kilomètres.

L'étang de Kermélo (2,2 km, recensé deux fois), la mare écologique (2,2 km), l'étang de Saint-Mathurin (2,6 km) et le plan d'eau du Ter forment la couronne de proximité. À 5,1 km, un plan d'eau porte le nom de Trou de bombes : un cratère de la dernière guerre rempli d'eau. Au-delà, les 7 spots de rivière et les 7 canaux du cercle sont surtout les biefs du Blavet, chemin de halage compris.

24 spots en Finistère : la Laïta comme frontière

Le cercle ignore la limite administrative : sur les 117 spots posés à terre, 93 sont morbihannais et 24 finistériens, tous à l'ouest. La séparation a un nom, la Laïta, petite ria née de la rencontre de deux rivières à Quimperlé (19 km) et débouchant à la mer au Pouldu (13 km).

Situation rare : les deux rives d'un même cours d'eau relèvent de deux départements. À vérifier avant de traverser le pont — deux arrêtés préfectoraux, deux fédérations, deux réseaux d'AAPPMA, et une réciprocité qui n'a rien d'automatique.

Sans voiture, la rade se traverse

Peu de villes offrent cela : des bateaux-bus relient les deux rives de la rade et desservent des pointes que la route contourne en une demi-heure. Pen-Mané (2,7 km), Sainte-Catherine (3,2 km), Kernével (3,1 km) et le port de Locmalo (5,2 km) tiennent dans un titre de transport, et l'horaire de retour fixe l'heure de repli.

Une nuance : autour de Pen-Mané, d'anciens polders sont des espaces protégés pour les oiseaux, avec sentiers balisés et zones fermées — la question d'accès se pose au gestionnaire du site. Une liaison maritime dessert par ailleurs Groix.

Espèces : deux listes toutes faites expliquent presque tout

EspèceSpotsOù la chercher
Brochet39biefs du Blavet, étangs végétalisés
Carpe37grands plans d'eau, parcours payants
Gardon37bordures d'étangs, canal
Tanche30plans d'eau peu profonds et herbeux
Bar14entrée de rade, pointes, courants
Dorade14fonds mêlés et abords de ports
Seiche14herbiers et sable abrités, en saison
Perche10abords d'écluse, obstacles
Brème7biefs profonds
Sandre3sections creusées du canal

Le tableau compte des étiquettes, pas des captures, et deux listes toutes faites l'expliquent : carpe, gardon, tanche, brochet posée en bloc sur une trentaine de plans d'eau, bar, dorade, seiche appliquée quatorze fois à l'identique sur les points côtiers. Le reste ne porte rien.

D'où l'absence du répertoire ordinaire d'une rade bretonne : lieu jaune, vieille, mulet, maquereau, tacaud. La truite fario, elle, n'apparaît que deux fois.

Le patrimoine migrateur, et il pèse lourd ici. Le Scorff et le Blavet sont des rivières à saumon atlantique, suivies de longue date par des dispositifs de comptage scientifique. Le saumon n'est pas une cible de cette page : il relève d'un régime spécifique, et la question se pose à l'AAPPMA gestionnaire, dont la réponse peut être non. L'anguille européenne est sous protection stricte, les aloses et les lamproies relèvent de dispositifs propres. Croisés par accident, ces poissons repartent à l'eau aussitôt.

Le relief continue sous la surface — fosses et anciens chenaux disent où passe le poisson mieux que le trait de côte. Et le carnet finit par dire quel verrou choisir selon le temps.

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Réglementation : trois régimes, deux départements

En eau douce — biefs du Blavet, rivières, étangs gérés — une carte de pêche valide est obligatoire, en ligne ou auprès d'une AAPPMA. Périodes, techniques et parcours particuliers figurent dans l'arrêté préfectoral en vigueur : celui du 56 ou celui du 29 selon la rive. Les migrateurs ajoutent un régime propre, plus strict.

En mer, aucune carte, mais la réglementation maritime s'applique en entier : engins, quantités, marquage, espèces protégées, zones fermées. La limite entre les deux régimes est fixée par un texte, quelque part dans chaque estuaire, et ne se lit pas sur la berge. S'y ajoutent les emprises portuaires, les sites protégés de la rade et les 4 étangs privés payants.

Les guides départementaux du secteur

À 50 km, le compteur passe à 469 spots et l'intérieur breton entre dans le jeu.

Morbihan (56) · Finistère (29)

Questions fréquentes

Jusqu'où la marée remonte-t-elle dans les rivières de Lorient ?

Jusqu'à un ouvrage : une écluse sur le Blavet vers Hennebont, un barrage sur le Ter, un seuil sur le Scorff. En aval l'eau se sale et change de sens, en amont son niveau est tenu.

Pourquoi la mer se lève-t-elle dans la passe sans que le vent forcisse ?

Parce que le courant de sortie s'oppose à la houle qui entre : les vagues se raccourcissent et déferlent. L'effet s'inverse au flot.

Où pêcher en eau douce près de Lorient ?

Kermélo (2,2 km), Saint-Mathurin (2,6 km), le plan d'eau du Ter, le Trou de bombes (5,1 km), puis les biefs du Blavet canalisé. Le rayon compte 113 étangs et lacs.

Peut-on pêcher au port de pêche ou sur la base sous-marine ?

Non. Ce sont des emprises en activité, comme les pannes de plaisance aux noms de navires : un point nomme un ouvrage, il n'ouvre aucun accès.

Le rayon reste-t-il dans le Morbihan ?

Non : 93 spots terrestres dans le 56, 24 dans le Finistère, de part et d'autre de la Laïta. Deux arrêtés, une réciprocité non automatique.

Les 191 spots à 30 km de Lorient

Des biefs du Blavet aux pointes de l'entrée de rade : type d'eau, accès, heure de marée.

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