239 spots à moins de 30 km du centre, dont 97 qui ne reposent sur aucune terre. Le cercle est occupé en son milieu par une mer intérieure qui se remplit et se vide par une bouche de moins d'un kilomètre de large. Toute la pêche du secteur découle de ce goulot.
Mis à jour en août 2026 · données Fishera
Un spot est compté « en mer » quand son point ne tombe dans aucun polygone terrestre. Ici, cela arrive 97 fois sur 239 : 142 spots seulement sont posés au sol, tous morbihannais — le rayon ne déborde sur aucun département voisin, ce qui est rare dans cette série.
La raison porte son nom en breton : mor bihan, la petite mer. Le golfe du Morbihan couvre une centaine de kilomètres carrés, retient une quarantaine d'îles et ne communique avec l'Atlantique que par un passage, entre Port-Navalo et la pointe de Kerpenhir.
Prudence sur les 104 points classés « pêche en mer / littoral » : 48 sont des pannes de plaisance, ces doigts de ponton numérotés du Crouesty et de La Trinité-sur-Mer. Ce n'est pas un poste, et trois points nommés « A », « B » et « C » ne disent rien du tout.
C'est la donnée locale la plus utile, et la plus contre-intuitive. Faire entrer puis ressortir le volume du golfe par une bouche aussi étroite prend du temps : le bassin ne suit pas le rythme de l'océan, il le subit avec du retard.
Deux effets se combinent. L'amplitude s'écrase : le marnage du fond du golfe vaut nettement moins que celui mesuré à l'entrée, à la même marée. Et l'horaire glisse : plus on s'enfonce vers Vannes, plus la pleine mer arrive tard, la basse mer plus tard encore — quelques dizaines de minutes d'abord, près de deux heures dans les fonds d'anse.
Conséquence immédiate : deux postes du même golfe, séparés d'un quart d'heure de voiture, peuvent être à des moments de marée franchement différents à la même heure de montre. On ne cale pas une sortie sur « la marée du jour » mais sur celle du point visé.
L'heure d'eau calculée à l'endroit choisi — dans un bassin qui prend du retard sur lui-même, c'est la seule façon de savoir si l'on arrive en début de flot ou après la renverse.
Ouvrir l'outil maréesLe même goulot produit l'autre phénomène du golfe. Tout ce volume passe deux fois par jour par des passes resserrées entre les îles, et l'eau y accélère jusqu'à des vitesses qui comptent parmi les plus fortes d'Europe. La plus connue est la passe de la Jument, près de l'île de Berder : en vive-eau, le courant y file de l'ordre de huit à neuf nœuds, soit plus de quinze kilomètres à l'heure, avec tourbillons et remous désordonnés.
Côté eau douce : l'étang au Duc (0,2 km, recensé trois fois sous trois graphies), l'étang de Tohannic (1,1 km), Lestrenig (3,2 km), la rivière du Vincin (3,8 km). Vers l'est, l'étang de Noyalo (7,4 km), le Gourvinec à Saint-Nolff (8,3 km), Kernicole (8,4 km) et la retenue de Trégat (8,8 km).
Côté salé, la ville tient au golfe par un chenal étroit, la Marle, qui mène au port de Vannes (1,4 km) et à la cale de Kérino (2,5 km) — port en activité, accès à régler avec la capitainerie. Puis le chapelet des cales : Séné, avec Langle (5,2 km), le Badel (5,4 km) et Boëdic (5,5 km) ; Arradon (6,5 km) ; la digue du Moulin de Berno à l'Île-d'Arz (8,3 km) ; la cale de Trec'h à l'Île-aux-Moines (8,9 km).
Le golfe ne s'arrête pas à son trait de côte. Quatre rias le prolongent : la rivière de Noyalo (14,4 km), la rivière du Bono (14,5 km), la rivière d'Auray (15,9 km, port Saint-Goustan à 17,1 km) et la rivière de Crac'h (21,7 km). Hors golfe, la rivière de Penerf ferme le sud-est (18 km).
Une ria n'est ni un fleuve ni la mer : c'est un dégradé mobile de salinité et de turbidité, qui se déplace avec l'heure et le débit d'amont.
Une réserve importante. Ces axes sont des routes de migrateurs. L'anguille européenne est sous protection stricte ; les aloses et les lamproies relèvent de régimes propres, souvent fermés. Aucune des trois ne se recherche : ce sont des espèces patrimoniales, pas des cibles, et une capture fortuite se remet à l'eau immédiatement. La question se pose à l'AAPPMA gestionnaire avant la sortie.
Peu de rayons superposent autant de statuts. Le secteur est un parc naturel régional, couvert par des sites Natura 2000, abrite la réserve naturelle nationale des marais de Séné et compte parmi les zones humides inscrites au titre de la convention de Ramsar. S'y ajoutent des réserves de chasse maritime et des secteurs de tranquillité pour les oiseaux hivernants.
Deuxième couche : la conchyliculture. Les parcs à huîtres et à moules sont des exploitations privées — tables, pieux et filières ne se traversent pas, et le ramassage sur un parc est un vol. D'où le réflexe à garder ici : un point sur une carte décrit un lieu, pas un droit. Le gestionnaire du site visé est l'interlocuteur, et sa réponse peut être non.
Au-delà du premier cercle, l'arrière-pays prend le relais : le Loc'h à Grand-Champ (14,4 km), seul point du rayon étiqueté truite ; le canal de Nantes à Brest à Plumergat (14,7 km) ; le barrage de Tréauray (18,1 km) ; l'étang de la Forêt à Brandivy (19,3 km) ; Pen Mur à Muzillac (21,3 km) ; le Moulin du Lac à Carnac (21,6 km) ; Telléné à Guénin (28,6 km). Plus 14 étangs privés payants.
Une curiosité à signaler plutôt qu'à recopier : sept points recensés au Guerno, vers 27 km, sont les bassins d'un parc animalier — manchots, flamants, tortues — et portent tous l'étiquette « Carpe, Gardon, Tanche, Brochet ». La piscine de Conleau, bassin d'eau de mer rempli par la marée, porte la même. À 50 km, le total monte à 690 spots.
Le réseau urbain dessert Conleau et Séné, donc plusieurs cales du premier cercle. Depuis Port-Blanc, un passeur relie l'Île-aux-Moines en quelques minutes ; des vedettes desservent l'Île-d'Arz. En repartir à heure fixe règle d'office la question du repli. Le TER met Auray à portée, Saint-Goustan à pied de la gare.
| Espèce | Spots | Où la chercher |
|---|---|---|
| Carpe | 20 | étangs de l'arrière-pays, parcours payants |
| Bar | 18 | abords de passes, pointes, bordures d'îles |
| Dorade | 18 | fonds mêlés et herbiers abrités |
| Seiche | 18 | herbiers et sable des anses, en saison |
| Brochet | 13 | étangs végétalisés, retenues |
| Gardon | 11 | bordures d'étangs, canal |
| Tanche | 9 | plans d'eau peu profonds |
| Perche | 5 | retenues, obstacles immergés |
| Sandre | 2 | les deux retenues les plus profondes |
| Brème | 2 | sections lentes du canal |
Ce tableau compte des étiquettes, pas des captures, et il est creux : 198 spots sur 239 n'en portent aucune, et les 41 restants se partagent sept listes toutes faites, dont « Bar, Dorade, Seiche » appliquée telle quelle 18 fois. D'où l'absence du répertoire ordinaire du golfe — lieu jaune, vieille, mulet, maquereau, orphie, tacaud. Ils manquent au fichier, pas à l'eau.
Le relief se poursuit sous la surface — fosses de passe et anciens chenaux organisent le passage du poisson bien plus que le dessin de la côte. Et une sortie notée dans le carnet finit par dire quel poste marche à quel moment du cycle.
Voir les profondeursEn eau douce, une carte de pêche valide est nécessaire, prise en ligne ou auprès d'une AAPPMA du Morbihan ; périodes, techniques et parcours particuliers figurent dans l'arrêté préfectoral en vigueur, seul texte opposable. Les migrateurs ajoutent un régime propre, nettement plus strict.
En mer, pas de carte, mais la réglementation maritime s'applique entièrement : engins, quantités, marquage de certaines captures, espèces protégées, zones fermées. La pêche à pied ajoute ses règles et des fermetures sanitaires temporaires, affichées localement. Dans les espaces protégés, la règle du site prime et interdit parfois ce qui est permis deux kilomètres plus loin. Les 14 étangs privés payants relèvent du règlement de leur propriétaire.
Le rayon reste entièrement morbihannais ; pour le reste, le guide départemental prend le relais.
Non. Plus on s'enfonce vers Vannes, plus les pleines et basses mers arrivent tard et plus l'amplitude se réduit : de quelques dizaines de minutes à près de deux heures sur la basse mer.
Oui. Dans la passe de la Jument, près de Berder, l'eau atteint de l'ordre de huit à neuf nœuds en vive-eau, parmi les plus fortes vitesses d'Europe. Aucune petite embarcation ne remonte cela.
Étang au Duc et Tohannic en ville, Lestrenig à 3,2 km, Noyalo vers 8 km. Plus loin : le Loc'h, le canal de Nantes à Brest, Tréauray, Brandivy, Pen Mur, Telléné.
Oui en eau douce, auprès d'une AAPPMA du Morbihan, l'arrêté préfectoral faisant foi. En mer, pas de carte, mais la réglementation maritime s'applique, et la règle du site protégé s'ajoute presque partout.
Sur 104, 48 sont des pannes de plaisance du Crouesty et de La Trinité-sur-Mer, réservées à leurs usagers. Le reste mêle capitaineries et cales, où la manœuvre prime sur la ligne.
Des cales de Séné aux étangs de l'arrière-pays : type d'eau, accès, conditions du moment.
Ouvrir la carte autour de Vannes