C'est l'un des plus petits départements de province par la superficie, et le plus densément peuplé hors Île-de-France. On y compte pourtant 326 spots de pêche répertoriés, dont 166 étangs et lacs. Pêcher ici, c'est accepter un paradoxe : beaucoup d'eau, très peu de kilomètres, et un million et demi de voisins.
Mis à jour en août 2026 · données Fishera
Le département se lit d'abord par ses deux grands axes d'eau, qui se rejoignent à la pointe de la Confluence, au sud de Lyon. Rien ne les rapproche sinon ce point.
Le Rhône arrive des Alpes. Il est rapide, chargé en hiver et au printemps par la fonte, contenu entre digues et aménagements sur la traversée de l'agglomération. On y pêche contre le courant plus qu'avec lui : abris derrière les piles, contre-courants de bordure, remous en aval des ouvrages. Il faut du plomb, des cannes qui encaissent, et une lecture des veines d'eau qui change avec le débit du jour.
La Saône, elle, descend d'une vallée plate par le nord, passant Anse et Quincieux avant d'entrer dans Lyon. Large, lente, profonde en son milieu, elle déborde volontiers dans ses prairies lors des hautes eaux. Sa pêche est celle des bordures et des cassures douces : gardons, brèmes et carpes s'y tiennent, et le prédateur chasse sans le tumulte du voisin alpin.
Un même après-midi permet de goûter aux deux. Notez que l'inventaire ne retient que 2 tronçons de rivière ou fleuve et 13 sections de canal : sur des cours d'eau de cette taille, un point sur une carte dit peu du linéaire réellement pêchable.
Choisir sa berge sans tourner en voiture — les 326 spots du 69 avec leur nature, les espèces signalées et les accès. Dans un département aussi ramassé, la bonne question n'est pas « où aller » mais « lequel de ces cinq spots à vingt minutes ».
Explorer la carte du RhôneAvant d'être canalisé, le Rhône divaguait en un lacis de bras et d'îles. Il en reste les lônes : ces anciens bras désormais à l'écart du chenal, parfois encore reliés au fleuve par une extrémité, parfois alimentés seulement quand l'eau monte.
Eaux d'un autre monde que le fleuve voisin : calmes, peu profondes, végétalisées, vite réchauffées au printemps. Elles servent de frayère et de nurserie, abritant les brochetons et les jeunes cyprinidés que le courant principal ne garderait pas.
D'où une double conséquence. Halieutique : ces milieux concentrent une vie considérable, qui explique en partie la richesse des bordures du fleuve. Réglementaire : beaucoup de lônes relèvent d'une zone protégée ou d'une réserve, avec accès restreint voire interdiction. On vérifie avant, pas après.
À l'est de l'agglomération, entre Vaulx-en-Velin, Décines-Charpieu et Meyzieu, s'étend un vaste ensemble de plans d'eau créés dans les anciennes gravières du Rhône. C'est le grand poumon aquatique de la métropole, et une destination de pêche à part entière.
Ses atouts : de la surface, des profondeurs variées, des fonds de gravier, des bordures roselières et un accès direct depuis la ville, même sans voiture. Sa limite tient en un mot, la fréquentation : les usages y sont zonés, certaines parties ouvertes à la pêche et d'autres non, avec des horaires propres au gestionnaire du parc.
Conduite à tenir : arriver tôt, viser la semaine, choisir les secteurs autorisés les moins passants, et partir du principe que le poisson y a déjà vu beaucoup de leurres. Les présentations discrètes n'y sont pas une coquetterie.
Vérifier l'état du fleuve avant de sortir — hauteurs et débits relevés par les stations officielles du Rhône, de la Saône et de leurs affluents, mis à jour dans la journée. Sur des cours d'eau alimentés par les Alpes, une crue lointaine se lit ici avec un jour de décalage.
Consulter les niveaux d'eauTournez le dos à la ville et le relief monte vite : à l'ouest les monts du Lyonnais vers Brindas, Mornant et Thurins, au nord-ouest les monts du Beaujolais autour de Cours-la-Ville et Joux. Un autre département, à trois quarts d'heure du centre.
Deux petites rivières y structurent le paysage. L'Azergues descend du Beaujolais vers Civrieux-d'Azergues et Les Chères, avec une partie amont fraîche et courante et une partie aval plus lente. La Brévenne draine les monts du Lyonnais dans un registre voisin. Ce sont des eaux modestes, sensibles à l'étiage estival, où la truite est signalée sur 20 spots du département.
S'y ajoute un chapelet de retenues d'altitude modeste qui font d'excellentes sorties de repli : la retenue de Joux, la retenue de Combe Gibert, le lac du Ronzey, le lac de Thurins, le lac des Hurongues, le lac de la Madone. Plus loin dans les vignes, les étangs de Bagnols, l'étang de Morancé et l'étang des Chères complètent le tableau.
| Espèce | Spots concernés | Où la chercher |
|---|---|---|
| Carpe | 79 | étangs, gravières, bordures de la Saône |
| Gardon | 64 | Saône, canaux, étangs communaux |
| Tanche | 42 | petits étangs envasés, herbiers denses |
| Perche | 40 | ouvrages, enrochements, gravières |
| Brème | 31 | fonds plats et lents de la Saône |
| Brochet | 29 | bordures végétalisées, annexes du fleuve |
| Truite | 20 | Azergues et Brévenne, ruisseaux des monts |
| Sandre | 18 | fosses du Rhône, gravières profondes |
Le fait saillant est là : la tanche occupe la troisième place avec 42 spots, devant la perche (40) et le brochet (29). Ce classement est inhabituel — la tanche est d'ordinaire reléguée en fin de tableau. Il s'explique par le poids des 166 étangs et lacs du département, souvent peu profonds, envasés et bien pourvus en herbiers : le milieu de prédilection de cette espèce discrète, qui aime les fonds mous et les fins de matinée calmes.
Miser sur l'espèce qui correspond au spot — habitat, rythmes saisonniers et montages adaptés, poisson par poisson. Pratique quand on hésite entre une bordure de fleuve, une gravière et un étang de coteau situés à quelques kilomètres.
Consulter les fiches espècesArbitrer entre deux créneaux d'une même journée — pression, température, vent et lune heure par heure sur le spot visé, avec un indice d'activité par espèce. Utile quand on ne dispose que de la pause de midi ou d'une fin de journée.
Voir les conditions du momentPêcher en eau libre suppose une carte de pêche valide, prise auprès d'une AAPPMA du département ou souscrite en ligne. Les conditions applicables — périodes, techniques autorisées, tailles, quotas, parcours spécifiques — figurent dans l'arrêté préfectoral en vigueur, à consulter avant chaque sortie plutôt qu'à supposer.
Le contexte urbain ajoute des couches. Les berges et quais aménagés relèvent aussi de règlements municipaux, portuaires ou de voie navigable : stationnement, accès de nuit, portions fermées. Les espaces protégés, lônes et réserves comprises, peuvent restreindre la pêche sur des secteurs entiers, la signalisation faisant foi. Les plans d'eau de collectivité imposent leurs zones et leurs horaires, et les 33 étangs privés payants leur tarif et leur règlement maison. En cas de doute, la fédération de pêche du Rhône et l'AAPPMA du secteur tranchent.
Oui : deux grands cours d'eau traversent l'agglomération et une partie des berges est accessible à pied ou en transports. La contrepartie tient en trois mots — fréquentation, navigation, réglementation. Certaines portions de quais et d'ouvrages sont fermées, et les règles locales priment sur l'habitude du coin.
Deux caractères opposés pour un même point de rencontre. Le Rhône, alpin, est rapide et puissant : plomb lourd, postes à l'abri des veines. La Saône, lente et large, se pêche en finesse sur les bordures et les cassures douces, avec les poissons blancs en première ligne.
Les anciens bras du fleuve, laissés hors du chenal par les aménagements. Certaines restent reliées au Rhône, d'autres ne se remplissent qu'aux hautes eaux. Eaux calmes et végétalisées, elles servent de frayère et de nurserie — et sont souvent protégées, donc à vérifier avant de s'y installer.
C'est la surprise des données : 42 spots, troisième position derrière la carpe (79) et le gardon (64), devant la perche (40). Le département aligne 166 étangs et lacs, souvent peu profonds, envasés et couverts d'herbiers : le milieu exact où la tanche s'installe.
Oui, pour toute pêche en eau libre. Les 33 étangs privés payants ajoutent leur droit d'entrée, les plans d'eau de collectivité leurs horaires et leurs zones, et les secteurs urbains, navigables ou protégés leurs restrictions propres. L'arrêté préfectoral en vigueur reste la référence.
Les 326 spots du département sont sur la carte, avec les espèces présentes, les conditions du moment et les accès. Gratuit, sans carte bancaire.
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