Trois grandes rivières se donnent rendez-vous ici, dans un rayon de vingt kilomètres. L'Aveyron tombe dans le Tarn, le Tarn tombe dans la Garonne, et le fleuve repart vers l'ouest élargi de tous ses affluents. Autour de ce nœud d'eau : 265 spots répertoriés, deux canaux et un chapelet de retenues perchées sur les coteaux.
Mis à jour en août 2026 · données Fishera
Sur les 265 fiches du département, 36 ne viennent pas d'un pêcheur mais d'un fichier administratif : des parcours et des réserves publiés en données ouvertes par l'administration départementale, avec leur tracé exact. Plus d'un spot sur huit, donc, est un objet cartographique officiel — une proportion que très peu de départements français atteignent, faute d'avoir ouvert ces couches.
La nuance est importante à saisir avant de charger la voiture. Un parcours désigne un linéaire géré, souvent aménagé, parfois soumis à des règles particulières. Une réserve, elle, désigne l'inverse : un tronçon où la pêche est fortement encadrée, voire fermée, généralement pour protéger une zone de reproduction ou un ouvrage. Les deux apparaissent dans le même jeu de données, et rien ne ressemble plus au tracé de l'un qu'au tracé de l'autre sur une carte. Le statut réel d'un tronçon se lit dans l'arrêté préfectoral du Tarn-et-Garonne, jamais dans la seule couleur d'un trait.
Le cœur du département est un carrefour hydrographique. L'Aveyron, descendu des gorges du nord-est, rejoint le Tarn dans la plaine sous Montauban ; quelques kilomètres plus loin, le Tarn se jette dans la Garonne à hauteur de Saint-Nicolas-de-la-Grave. Le barrage de Malause retient l'ensemble et forme un vaste plan d'eau, moitié fleuve moitié lac, où les deux vallées se mélangent.
Rien à voir avec un lac de coteau : du volume, de la profondeur, un courant qui reste sensible malgré la retenue et un niveau qui bouge d'un jour à l'autre selon l'amont. Les postes qui comptent naissent de ce mélange — ligne de rencontre entre l'eau du Tarn et celle de la Garonne, fosses en pied de berge concave, arbres tombés le long des îles, abords des ouvrages de Golfech et de Malause.
Ce type d'axe abrite naturellement le silure, même si aucune fiche du 82 ne porte encore de signalement pour l'espèce — un angle mort des contributions plus qu'une réalité biologique. Le bas Tarn et la Garonne aval sont aussi un couloir de migration : anguille et aloses y transitent. Ces poissons bénéficient de mesures de protection, ils ne se recherchent pas, et une rencontre fortuite se termine par une remise à l'eau immédiate, sans manipulation.
Voir la confluence en un coup d'œil — les fiches de Saint-Nicolas-de-la-Grave, Malause, Moissac et Castelsarrasin côte à côte, avec les espèces signalées et le type d'eau, pour choisir sa rive avant de partir.
Ouvrir la carte du 8229 spots en canal : le département est traversé de part en part par le canal latéral à la Garonne, celui qui prend la suite du canal du Midi à Toulouse pour accompagner le fleuve jusqu'à l'estuaire. Il passe par Grisolles, Montech, Castelsarrasin, Moissac — où il franchit le Tarn sur un pont-canal — et repart vers l'ouest par Malause.
Un bief se lit à l'envers d'une rivière : profondeur régulière, fond propre, courant presque nul, si bien que tout se joue sur les accidents — sas d'écluse, piles de pont, élargissements, arbres penchés, rive opposée creusée. L'accès, lui, est imbattable : chemin de halage plat et kilomètres de berge marchable.
À Montech se greffe un embranchement vers Montauban, et surtout un ouvrage qu'on ne trouve nulle part ailleurs en France dans cet état : la pente d'eau, une rampe bétonnée où deux locomotives poussaient jadis un coin d'eau contenant la péniche, en remplacement d'une échelle d'écluses. L'engin ne fonctionne plus, mais la rampe et son couloir sont toujours là, et le secteur reste un repère local évident.
Au nord-est, le relief se redresse : l'Aveyron s'encaisse dans le calcaire entre Saint-Antonin-Noble-Val et Caylus, vasques, seuils, eau plus claire, accès qui demandent de marcher. On y pêche à vue une bonne partie de l'année, et une silhouette sur la berge haute suffit à vider une vasque.
Le reste du nord du département, côté Quercy blanc, est une affaire de petites retenues de coteau. Les données en donnent la mesure : 116 étangs et lacs, soit près de la moitié des spots recensés. On y croise le lac du Gouyre, le lac de Vigueron, le lac du Tordre, le lac de Combe-Cave, la retenue de Bouillac-Lagraulet, le lac de la Cajelauque ou encore les lacs d'Escudié. Beaucoup ont été creusés pour l'irrigation ou l'écrêtement des crues, d'où leur forme en doigt de gant épousant un vallon : queue peu profonde et végétalisée d'un côté, digue et fosse de l'autre. Ces deux extrémités ne se pêchent ni pareil ni à la même heure.
Le département recense par ailleurs 22 étangs privés payants et 2 carpodromes, dont le pôle de Juliasse qui regroupe plusieurs plans d'eau. Ces sites fonctionnent au droit d'entrée et sous le règlement de leur exploitant, indépendamment de la carte de pêche.
Savoir ce que fait la rivière avant de rouler — les hauteurs d'eau relevées en direct sur les stations du bassin. Sur un axe de confluence, l'amont décide de la journée : une Garonne ou un Tarn en hausse change tout, jusque dans la retenue.
Consulter les niveaux d'eau| Espèce | Spots concernés | Où la chercher |
|---|---|---|
| Brochet | 36 | queues de retenue, bras lents du Tarn, herbiers de plan d'eau |
| Gardon | 32 | biefs du canal latéral, lacs communaux de coteau |
| Carpe | 31 | fosses de digue, retenues profondes, gravières |
| Perche | 29 | enrochements, piles de pont-canal, abords d'ouvrage |
| Brème | 25 | fonds plats et lents, larges du plan d'eau de retenue |
| Tanche | 6 | queues envasées et végétalisées des lacs du Quercy |
| Sandre | 4 | fosses de la confluence, cassures de la retenue |
L'écart entre le brochet (36) et le sandre (4) surprend sur un axe de grande eau trouble : la pression se porte surtout sur les plans d'eau, pas sur les fosses du fleuve. À noter aussi, aucun signalement de truite sur les 265 fiches, y compris au nord-est.
Une fiche par poisson — reconnaissance, comportement au fil des saisons, postes recherchés et montages qui donnent des résultats, espèce par espèce.
Consulter les fiches espècesLes conditions à l'heure près — ciel, pression atmosphérique, vent et phase lunaire sur le spot visé, assortis d'un indice d'activité par espèce pour caler le créneau de sortie.
Voir les conditionsToute eau libre du département — Garonne, Tarn, Aveyron, affluents, canal latéral et embranchement de Montech, plans d'eau communaux — suppose une carte de pêche valide, prise auprès d'une AAPPMA du Tarn-et-Garonne ou souscrite en ligne. Les périodes autorisées, les tailles, les quotas et les modes de pêche dépendent de la catégorie de l'eau et sont fixés par l'arrêté préfectoral en vigueur dans le Tarn-et-Garonne, texte de référence révisé régulièrement.
Trois vigilances propres au 82. Les réserves du jeu de données officiel ne sont pas des parcours : la pêche y est encadrée ou interdite, statut à vérifier au cas par cas. Les abords des ouvrages hydroélectriques et des barrages ont leurs propres restrictions et consignes de sécurité, marquées sur place. Et sur les canaux, le gestionnaire de la voie navigable superpose ses règles à celles de la pêche.
36 fiches correspondent à des parcours ou des réserves issus des données publiques de l'administration départementale, soit plus d'un spot sur huit. Un parcours est un linéaire géré, une réserve est au contraire un tronçon où la pêche est encadrée ou fermée : le statut exact se lit dans l'arrêté préfectoral du Tarn-et-Garonne.
L'Aveyron rejoint le Tarn dans la plaine sous Montauban, puis le Tarn rejoint la Garonne vers Saint-Nicolas-de-la-Grave, où la retenue de Malause étale un large plan d'eau. Les trois axes se retrouvent donc dans un mouchoir de poche, entre Moissac, Castelsarrasin et Saint-Nicolas-de-la-Grave.
Le brochet (36 spots), devant le gardon (32), la carpe (31), la perche (29) et la brème (25). Le sandre ne figure que sur 4 fiches et la tanche sur 6 : un profil d'eaux lentes et de plans d'eau, cohérent avec un département de confluence.
29 spots du département sont classés en canal, entre le canal latéral à la Garonne et l'embranchement de Montech. Carte de pêche exigée, conditions fixées par l'AAPPMA du secteur et par l'arrêté préfectoral en vigueur, et consignes supplémentaires du gestionnaire de la voie navigable autour des écluses et des zones de manœuvre.
Aucune des 265 fiches du département ne porte de signalement de truite à ce jour. Cela traduit surtout la nature des contributions recueillies, presque toutes en eau de plaine ou en plan d'eau. Pour un secteur de gorge, l'AAPPMA locale reste la source la plus fiable.
Les 265 spots sont sur la carte, de la retenue de la confluence aux petites eaux du Quercy blanc, avec les espèces signalées, les accès et les conditions du moment. Gratuit, sans carte bancaire.
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