L'Yonne compte 611 spots de pêche répertoriés et une particularité qui change tout : le département fait charnière entre le Bassin parisien et le socle granitique du Morvan. Au nord, des eaux larges et lentes à blancs et à carnassiers ; au sud, des ruisseaux vifs et froids. Une heure de route sépare les deux mondes.
Mis à jour en août 2026 · données Fishera
On associe spontanément l'Yonne à sa rivière : elle porte le nom du département, elle est navigable, elle file vers la Seine. Les données disent autre chose. Sur 611 spots, 344 sont des étangs ou des lacs — plus d'un sur deux — quand les rivières et fleuves n'en pèsent que 11. Trente contre un.
L'explication tient en un mot : la Puisaye. Ce plateau argileux de l'ouest retient l'eau au lieu de l'infiltrer, et l'homme y a creusé des retenues depuis le Moyen Âge — étangs de moulin, réserves de forge, viviers. Nos données en gardent la trace : Étang des Mardelles, Étang de Cornoy, Étang du Griottier blanc, Étang de Pierre Aigue. Autour de Saint-Fargeau et de Moutiers-en-Puisaye, l'eau dormante est la norme.
La rivière traverse le département du sud au nord avant de rejoindre la Seine. Sur sa moitié aval, elle est aménagée pour la navigation : une succession de barrages et d'écluses qui transforme le cours en chaîne de biefs — une aubaine pour qui sait lire ces ouvrages.
Chaque barrage crée trois zones en quelques dizaines de mètres : en amont une retenue calme et profonde où tiennent blancs et carpes ; au pied de l'ouvrage une veine oxygénée et un fond creusé, poste à carnassiers dès que les vannes travaillent ; en aval une reprise plus lente où la nourriture emportée se dépose.
Les accès sont nombreux et souvent urbains : quais en plein centre d'Auxerre, de Sens et de Migennes, secteurs plus calmes vers Monéteau, Gurgy ou Saint-Aubin-sur-Yonne. Revers de la navigation : éclusées et manœuvres de vannes font bouger le niveau et la couleur dans la journée sans qu'une goutte de pluie soit tombée.
Le niveau des cours d'eau en direct — hauteurs et débits relevés sur les stations officielles, pour savoir avant de partir si l'Yonne, l'Armançon ou la Cure sont dans une forme pêchable.
Consulter les niveaux d'eau63 sections de canal sont référencées dans le département, et elles n'appartiennent pas au même monde.
Il remonte la vallée de l'Yonne vers le sud dans un couloir étroit, boisé, bordé de falaises calcaires. Sa particularité : il alterne en permanence entre canal proprement dit et sections empruntant le lit de la rivière. On passe donc d'une eau lente à une eau courante sur quelques centaines de mètres, avec des populations différentes de part et d'autre.
Il quitte l'Yonne à Migennes et part vers l'est en suivant l'Armançon, en terrain bien plus ouvert. Le pont-canal de Saint-Florentin et les biefs qui l'entourent comptent parmi les secteurs les plus signalés du département. L'eau y est autrement plus exposée au soleil et au vent qu'en vallée du Nivernais : l'été, les créneaux d'activité glissent vers le petit matin et la fin de journée.
À l'extrême ouest, Rogny-les-Sept-Écluses fait basculer le département dans un troisième bassin, celui de la Loire. Sous l'escalier d'écluses du XVIIe siècle, une eau lente alimentée par les étangs de la Puisaye : à mi-chemin entre canal et étang.
Remonter vers le sud, c'est changer de géologie : le calcaire du Bassin parisien laisse place au granite du Morvan, et tout suit — eau acide et pauvre en calcaire, pentes accentuées, température qui baisse, courant qui s'accélère.
La Cure est la colonne vertébrale du secteur : descendue des hauteurs morvandelles, elle traverse des gorges boisées, alimente le lac du Crescent du côté de Chastellux-sur-Cure, puis s'assagit vers l'Yonne. Ses ruisseaux de tête de bassin, autour de Quarré-les-Tombes, sont le domaine de la truite : petits volumes, eau claire, approche discrète, canne courte. Les grands lacs de barrage du Morvan — Pannecière, les Settons, Chaumeçon — sont côté Nièvre, mais à portée immédiate depuis Vézelay ou Avallon.
L'Armançon joue une autre partition : il arrive de l'est en longeant le canal de Bourgogne, monte et se teinte vite après une averse, et redescend tout aussi vite. C'est souvent lui qui rouvre en premier après un coup d'eau.
La carte des profondeurs — le relief immergé des grands plans d'eau, cassures et hauts-fonds compris, pour savoir où prospecter au lieu de sonder au hasard.
Voir les profondeurs| Espèce | Spots concernés | Où la chercher |
|---|---|---|
| Gardon | 93 | canaux, biefs de l'Yonne, étangs de Puisaye |
| Brochet | 88 | pieds de barrage, grands étangs, canal du Nivernais |
| Carpe | 71 | retenues de barrage, étangs de Puisaye |
| Brème | 68 | biefs profonds, retenues amont |
| Perche | 66 | abords d'écluses, pontons, bois noyés |
| Tanche | 19 | petits étangs envasés, herbiers |
| Silure | 5 | fosses de la rivière Yonne |
| Sandre | 3 | secteurs profonds et troubles de l'aval |
| Truite | — | Cure et ruisseaux du Morvan icaunais |
Les cinq premières espèces se tiennent entre 66 et 93 spots : la signature d'une plaine où le même cortège occupe partout les mêmes eaux calmes. La truite, elle, relève d'une géographie à part, cantonnée aux hauteurs du sud.
Une fiche par espèce — comment la reconnaître, où elle se tient, ce qui la fait mordre et comment son comportement évolue au fil de l'année.
Consulter les fiches espècesLes conditions du moment, spot par spot — prévisions heure par heure, vent, pression et lune, avec un indice d'activité par espèce pour caler votre sortie sur le bon créneau.
Voir les conditionsToute pêche en eau libre — rivière, canaux, Cure, Armançon, plans d'eau publics — suppose une carte de pêche valide, prise auprès d'une AAPPMA du département ou en ligne. Les canaux étant découpés en lots confiés à des associations différentes, interroger l'AAPPMA détentrice du secteur visé reste le seul moyen fiable de savoir ce qui s'applique là où vous posez votre ligne. Les 43 étangs privés payants et les 2 carpodromes recensés fonctionnent autrement : droit d'entrée, horaires et règlement fixés par l'exploitant. Périodes, modes de pêche autorisés et tailles applicables dépendent de la catégorie du cours d'eau et changent d'une année sur l'autre : consultez l'arrêté préfectoral en vigueur avant de partir.
Sur presque tout son cours icaunais : accès urbains à Auxerre, Migennes, Sens et Monéteau, secteurs plus tranquilles vers Gurgy ou Saint-Aubin-sur-Yonne. Les abords des barrages et des écluses concentrent le poisson ; carte de pêche et règles de l'AAPPMA locale s'appliquent partout.
Le Nivernais remonte la vallée de l'Yonne vers le sud, dans un couloir étroit et boisé ; le canal de Bourgogne part vers l'est en suivant l'Armançon, en terrain ouvert. 63 sections de canal sont référencées au total, canal de Briare compris à Rogny-les-Sept-Écluses.
C'est la dominante du département : 344 étangs et lacs, soit plus de la moitié des 611 spots, dont une grande partie en Puisaye autour de Saint-Fargeau et de Moutiers-en-Puisaye. S'y ajoutent 43 étangs privés payants et 2 carpodromes.
Sur les hauteurs du Morvan icaunais : la Cure et ses affluents autour de Quarré-les-Tombes et de Chastellux-sur-Cure, et les ruisseaux du socle granitique. Parcours, catégories et modes de pêche autorisés varient : renseignez-vous auprès de l'AAPPMA locale et consultez l'arrêté préfectoral en vigueur.
Oui, pour toute pêche en eau libre : rivière, canaux, Cure, Armançon, plans d'eau publics. Les 43 étangs privés payants relèvent d'un autre régime, droit d'entrée et règlement fixés par l'exploitant.
Les 611 spots du département sont sur la carte, avec les espèces présentes, les conditions du moment et les accès. Gratuit, sans carte bancaire.
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