222 spots tiennent dans trente kilomètres, et 164 sont des eaux closes. Metz est posée sur un fleuve à grand gabarit, mais ce n'est pas lui qui fait le nombre : c'est la vallée creusée autour.
Mis à jour en août 2026 · données Fishera
Le décompte par type est sans ambiguïté : 142 étangs ou lacs, 21 étangs privés payants et un carpodrome, soit 164 eaux closes sur 222. En face, 34 points de canal, quinze ports, et deux points seulement rangés en « rivière ou fleuve », dans une ville bâtie sur un fleuve.
L'explication est sous les pieds. En aval de Nancy, la Moselle coule sur un matelas d'alluvions de plusieurs dizaines de mètres, exploité des décennies durant pour le sable et le gravier. Le chapelet des excavations remplies se lit du sud au nord : plans d'eau de Pagny (17,9 km), lac artificiel de Marange-Silvange (15,2 km), ballastière de Hagondange (16,5 km), plan d'eau de l'Aéroparc à Yutz (27,5 km).
Leur position fait le reste : beaucoup ont été creusés entre le fleuve et le coteau, séparés du lit par une digue. En crue, la limite devient poreuse et ces plans d'eau jouent le rôle d'annexes hydrauliques : refuges hors du courant, puis reproduction au printemps. D'où le brochet à 51 spots. À cinquante kilomètres, le catalogue passe à 575 spots.
La question se pose forcément quand on habite Metz, autant y répondre net : les 222 spots du rayon sont en France, sans exception. Le point le plus septentrional est à Thionville, un peu au-delà de 26 km, quand les deux frontières se tiennent à une bonne quarantaine de kilomètres du centre. Nos données le confirment en négatif : les premiers plans d'eau qui les bordent — Volmerange-les-Mines, Ottange, la Moselle à Apach — n'entrent au comptage qu'au-delà de 40 km. Aucun permis étranger à prévoir ici, donc ; cela cesse d'être vrai dès qu'on pousse vers Schengen ou la Sarre.
Metz ne voit pas passer sa rivière d'un seul tenant : la navigation emprunte un chenal aménagé pendant que le lit naturel se divise en bras et en plans d'eau. D'où une densité rare sous les trois kilomètres : la Roselière à 800 mètres, le lac Symphonie à 1,6 km, le lac aux Cygnes et l'écluse de la Citadelle à 2,3 km, le canal de Jouy et le bras mort aval de la Moselle à 2,4 km, le plan d'eau de Metz à 2,5 km, le bassin Europa à 2,7 km, le lac Ariane à 3,1 km, le barrage Wadrineau à 3,4 km.
Le bras mort est la pièce à connaître : ni trafic ni courant, un fond meuble, et une eau qui se réchauffe des semaines avant le chenal qu'elle touche. L'étang de Mercy (4,4 km) et les étangs d'Aubigny (5,1 km) ferment la couronne courte.
Repérer l'accès avant de partir — bras, écluses, ports et plans d'eau sont sur la carte. En ville, tout se joue sur une berge atteignable ou non.
Ouvrir la carteNommons la chose correctement : la Moselle n'est pas un canal mais une rivière canalisée. Des barrages mobiles la découpent en retenues stables ; en crue, ils s'effacent et l'eau redevient un fleuve chargé. Deux régimes dans l'année sur le même poste.
L'axe porte du fret réel, en convois de plusieurs milliers de tonnes. Mais les écluses — Metz (3,3 km), Ars-sur-Moselle (9 km), Novéant et Talange (13,5 km), Thionville (26,4 km) — fonctionnent à horaires. Entre la dernière bassinée du soir et la première du matin, le chenal se calme complètement : c'est la fenêtre du pêcheur de bordure.
Le passage d'un convoi, lui, commence par retirer l'eau du bord — quelques secondes de fond découvert sur les enrochements — avant le retour en train de vagues. Matériel posé haut : le même mouvement décolle des invertébrés et met les blancs en activité.
Reste la géométrie. Un axe à grand gabarit est un chenal dragué borné par un balisage ; en dehors, le fond remonte, et cette lisière vaut mieux que l'axe. Le long des quais à palplanches, la profondeur est immédiate mais le rideau d'acier est nu : le poisson se tient aux ruptures.
La Moselle est-elle en crue ? — hauteurs et débits en continu sur les stations officielles. C'est ce qui dit si vous pêchez une retenue ou un fleuve.
Consulter les niveaux d'eauLa Seille (5,9 km à hauteur de Marly) arrive du Saulnois et rejoint la Moselle au pied de la vieille ville : rivière lente sur terrains argileux, elle se colore et se réchauffe vite, et sa saison utile penche vers le printemps et l'automne. L'Orne descend la vallée des anciennes usines — Vitry-sur-Orne (18,6 km), barrage de Beth (19,6 km), écluses de Richemont (19,4 km), avec en balcon le lac du Bois de Coulange (15,2 km).
Le canal des Mines de fer de la Moselle, à Talange (14,4 km) et Thionville (27 km) avec son embranchement d'Hagondange (14,3 km), creusé pour desservir les usines, ne porte plus de trafic : eau étroite, immobile, sans batillage, à quelques centaines de mètres d'un fleuve qui ne s'arrête jamais. Le repli exact des jours de convois.
Enfin le Rupt de Mad, franchi par un pont-canal à Arnaville (15,5 km) : venu des Côtes de Moselle sur calcaire, il se décante plus vite que le fleuve.
Le cercle ignore les limites : 172 spots en Moselle (57), 46 en Meurthe-et-Moselle (54), 4 dans la Meuse (55). Le lobe sud bascule en 54 dès Pagny-sur-Moselle (16,4 km), puis les étangs fédéraux de Pont-à-Mousson à Atton (25,2 km). Le lobe ouest aussi : étangs de Batilly (19,5 km), plan d'eau de la Sangsue à Briey (25 km). Les quatre points meusiens sont à l'extrême bord, là où commence la Woëvre : étangs de Bouligny (27 km) et de Lachaussée (29,6 km).
Trois arrêtés préfectoraux, donc, trois fédérations, et une réciprocité qui dépend des accords souscrits par l'AAPPMA émettrice. S'y ajoute une singularité rare : la Moselle relève d'un droit local hérité de son histoire, qui organise autrement la détention du droit de pêche sur certains lots — pas la Meurthe-et-Moselle, pas la Meuse. Remonter vingt kilomètres vers le sud, c'est changer de régime juridique sans quitter la même rivière.
| Espèce | Spots | Où la chercher |
|---|---|---|
| Gardon | 52 | canal de Jouy, berges urbaines |
| Brochet | 51 | bras morts, queues de gravière |
| Carpe | 37 | gravières, étangs payants |
| Perche | 33 | palplanches, abords d'écluse |
| Brème | 29 | fonds plats des retenues |
| Tanche | 21 | mares et étangs végétalisés |
| Sandre | 4 | fosses du chenal |
Ce classement demande une lecture prudente. Sur 222 spots, 138 n'indiquent aucune espèce ; parmi les 84 restants, 65 portent l'une de trois listes collectives recopiées à l'identique — « gardon, brème, perche, brochet » sur 29 points de canal, « carpe, gardon, tanche, brochet » sur 20 mares, « bar, dorade, seiche » sur 16 ports. La brème doit ses 29 signalements à cette unique ligne.
Deux conséquences. Le sandre est sous-compté : quatre mentions sur un axe à grand gabarit trahissent une saisie incomplète, comme le silure, le black-bass et le chevesne, une occurrence chacun. Et les 16 bars, 16 dorades et 16 seiches sont à plus de trois cents kilomètres de la première côte : ce sont les ports de plaisance du rayon, rangés en « pêche en mer ou littoral », catégorie qui décrit un aménagement et non un milieu. Aucun spot marin ici. L'esturgeon, signalé une fois sur un étang privé, est intégralement protégé en eau libre : il ne se recherche pas.
Vent, pression et lune sur le spot visé, heure par heure — pas sur la ville.
Voir les conditionsPeu d'agglomérations sont aussi bien servies : la voie ferrée suit exactement la vallée. Vers le nord, les gares de Woippy, Maizières-lès-Metz, Hagondange, Talange, Uckange et Thionville s'égrènent au bord de l'eau ; vers le sud, celles d'Ars-sur-Moselle, Novéant, Pagny-sur-Moselle et Pont-à-Mousson. En ville, Roselière, lac Symphonie, écluse de la Citadelle, canal de Jouy et lac Ariane tiennent dans les trois premiers kilomètres, et la véloroute de la Moselle prolonge la sortie.
Toute pêche en eau libre suppose une carte de pêche valide, prise en ligne ou auprès d'une AAPPMA. Périodes, techniques et parcours particuliers figurent dans l'arrêté préfectoral en vigueur — trois à connaître ici, selon le département où tombe la sortie.
Trois couches s'ajoutent. Le gestionnaire de la voie d'eau a ses consignes : abords d'écluse, quais de manœuvre et zones d'attente ne se devinent pas depuis la berge. Les 21 étangs privés payants suivent le règlement de leur propriétaire, et plusieurs sont en réalité des hébergements avec étang réservés à leurs locataires. Enfin, des points du rayon sont des sites naturels gérés — marais de Droitaumont, étang de Lachaussée — où figurer au catalogue ne vaut pas autorisation.
Moselle (57) · Meurthe-et-Moselle (54) · Meuse (55) · Bas-Rhin (67) · Vosges (88)
222 à 30 km, 575 à 50 km : 172 en Moselle, 46 en Meurthe-et-Moselle, 4 dans la Meuse.
Non : les 222 spots sont en France. Les deux frontières sont à une bonne quarantaine de kilomètres, et aucun permis étranger n'entre en jeu ici.
Roselière à 800 m, lac Symphonie à 1,6 km, écluse de la Citadelle à 2,3 km, canal de Jouy et bras mort aval à 2,4 km.
Parce que 138 spots n'indiquent aucune espèce et que 65 des autres portent une liste recopiée : quatre mentions traduisent une saisie incomplète, pas un fleuve vide.
Pas automatiquement : cela dépend des accords de réciprocité de votre AAPPMA. La Moselle ajoute un droit local propre, absent des deux autres départements.
Les 222 spots sont sur la carte, du bras mort du centre-ville aux gravières de la vallée.
Ouvrir la carte de Metz