188 spots répertoriés dans un cercle de 30 km autour de Roanne, tous en France, sur quatre départements. La ville est posée sur la Loire, six kilomètres en aval d'un barrage — mais cet ouvrage ne travaille pas pour elle : il travaille pour des villes lointaines, et c'est ce qui rend le fleuve local si peu lisible.
Mis à jour en août 2026 · données Fishera
| Territoire | Spots du rayon | Ce que le cercle attrape |
|---|---|---|
| Loire (42) | 115 | la ville, la retenue de Villerest, le pied des monts du Forez |
| Saône-et-Loire (71) | 39 | tout le nord : le canal au-delà d'Iguerande et les étangs du Brionnais |
| Rhône (69) | 28 | l'est, le Beaujolais vert et ses petites vallées barrées |
| Allier (03) | 6 | l'ouest, la Besbre et le pied de la montagne bourbonnaise |
La singularité tient au tracé du canal de Roanne à Digoin. Il démarre au port, en pleine ville, remonte vers le nord par Mably et Briennon, puis bascule en Saône-et-Loire : la halte d'Outre Loire est à 17,6 km, les Gallands à 19 km, Melay à 20,5 km, Artaix à 24 km. On change donc d'arrêté préfectoral et de fédération en suivant un chemin de halage, sans traverser le moindre pont — cas rare, qui se règle à l'achat de la carte via l'option de réciprocité.
C'est la clé du secteur. Le barrage de Villerest, répertorié à 6,6 et 8 km au sud de la ville, produit un peu d'électricité, mais ce n'est pas sa raison d'être : il a été construit pour écrêter les crues de la Loire moyenne — l'aval, de Nevers à Angers — et pour soutenir l'étiage du fleuve pendant les mois secs.
Deux conséquences à contre-pied. D'abord, la retenue est tenue basse de l'automne au printemps : pour avaler une crue, il faut du vide disponible pendant la saison où les crues arrivent. Elle se remplit ensuite pour l'été. Un lac naturel fait l'inverse.
Ensuite, le fleuve qui traverse Roanne n'a pas un débit reçu mais un débit décidé. Une averse sérieuse en amont peut être absorbée sans que la ville voie l'eau monter ; une restitution d'été tient au contraire un débit correct sous un ciel parfaitement bleu. Lire le ciel ne sert à rien ici : c'est la manœuvre qui commande, et elle répond à une situation qui se joue très loin.
La station plutôt que la fenêtre — hauteurs et débits relevés en continu sur la Loire, en amont comme en aval de l'ouvrage. Sur un fleuve piloté pour d'autres, c'est la seule lecture honnête.
Consulter les niveaux d'eauEn amont, dans la retenue, le mouvement lent de la cote redistribue tout. La remontée de printemps noie des bordures herbeuses restées sèches six mois, et les carnassiers montent avec. La descente d'automne vide ces plats, ramène le poisson blanc dans l'ancien lit du fleuve creusé au fond de la cuvette, et les prédateurs se calent sur cette ligne.
En aval, entre l'ouvrage et la ville, la vigilance est d'un autre ordre : une variation de restitution fait monter la rivière sans pluie et vite. On ne s'installe pas sur un banc de graviers séparé de la berge, on garde sa sortie repérée, et les abords du barrage sont interdits et balisés.
Le lac de Villerest n'est pas un plan d'eau rond posé dans un champ : c'est la Loire elle-même, immobilisée sur une trentaine de kilomètres dans son couloir encaissé. Dans le rayon, on la suit de point en point vers l'amont — Port de la Caille à 9,7 km, Bully et le Pont Presle à 12,8 km, le château de la Roche à 16,4 km, Vourdiat et sa mise à l'eau à 18,2 et 18,6 km, la Digue à 19,7 km, l'embouchure de l'Aix à 23,5 km, Balbigny vers 25 km.
Le château de la Roche résume l'histoire : bâti sur un rocher au bord du fleuve, il s'est retrouvé cerné par l'eau à la mise en service de l'ouvrage. Le reste du décor a subi le même sort — versants qui plongent, arbres noyés, vieux chemins qui s'enfoncent. D'où l'importance des accès nommés : sur une rive longue, boisée et pentue, ils valent mieux qu'un tour de voiture au hasard.
Le relief sous la surface — les cartes de fond des retenues. Sur un lit de fleuve noyé, cassures et arrivées d'affluents restent des repères valables à toute cote.
Voir les profondeursIl part du port de Roanne, à 500 mètres du centre, et ne va nulle part ailleurs : la ville en est le terminus, et la navigation y est de plaisance. Le rayon en compte 19 sections, plus les écluses et les ponts-canaux qui lui font franchir les affluents — Teyssonne à 15 km, Gallands à 19,2 km.
Son intérêt ne tient pas qu'à sa stabilité. C'est surtout la seule berge continue et publique du secteur sur des dizaines de kilomètres, quand le fleuve voisin n'offre que des accès ponctuels. Deux réserves : un tronçon peut être mis à sec pour entretien, annoncé à l'avance ; et l'ancien canal répertorié vers Chambilly, à 25,6 km, est un vestige, pas un bief en service.
| Espèce | Signalements | Où la chercher dans le rayon |
|---|---|---|
| Carpe | 34 | étangs du Brionnais, parcours payants, anses de la retenue |
| Gardon | 29 | biefs du canal, bordures d'étangs |
| Perche | 27 | abords d'écluses, pontons, bois noyés de Villerest |
| Brème | 24 | fonds plats et réguliers du canal |
| Brochet | 20 | queues d'étangs végétalisées, bordures fraîchement noyées |
| Sandre | 8 | ancien lit de la Loire au fond de la retenue |
| Tanche | 7 | petits étangs envasés du bocage |
| Silure | 4 | fosses profondes, abords de l'ouvrage |
| Ablette | 4 | pleine eau du canal et des ports |
| Truite | 3 | Renaison, Besbre, ruisseaux du Beaujolais vert |
La carpe en tête n'a rien d'étonnant avec 16 étangs privés payants et un carpodrome — le « pôle carpe » d'Arthun, à 29,8 km. Plus révélateur : gardon, perche et brème se tiennent en trois points, signature d'un même cortège partagé entre l'étang de bocage et le bief de canal. S'y ajoutent trois carassins, un rotengle et un black-bass.
Deux mises au point. Les 14 spots classés « pêche en mer / littoral » sont des ports et des haltes d'eau douce, du port de Roanne au lac des Sapins, avec le trio bar-dorade-seiche posé en bloc, 14 fois chacune : à trois cents kilomètres de la côte, c'est un défaut de catégorie. Et le bassin de la Loire reste l'un des derniers d'Europe où le saumon atlantique accomplit une très longue migration : c'est un patrimoine, jamais une cible. Même principe pour l'anguille, signalée une fois, et pour les aloses du même bassin.
Une fiche par poisson — reconnaissance, cycle annuel, postes et approches.
Consulter les fiches espècesRoanne est bien servie. Le port et l'entrée du canal sont à quelques minutes à pied de la gare, et le halage file ensuite vers le nord sur des kilomètres à plat, hors circulation, jusqu'à Briennon. La retenue demande de grimper : Villerest est en hauteur. Noter ses sorties le long du canal fait vite apparaître les biefs qui donnent.
La carte de pêche est obligatoire en eau libre, auprès d'une AAPPMA ou en ligne, et le cercle croise quatre cartes départementales ; les 16 étangs privés payants et le carpodrome fonctionnent hors de ce cadre.
Trois vigilances locales : les abords du barrage et de ses ouvrages sont fermés à la pêche et signalés sur place ; la retenue peut porter des dispositions propres, navigation comprise ; les étangs du bocage brionnais sont d'abord des propriétés privées.
Chaque département du cercle a le sien.
Loire (42) · Saône-et-Loire (71) · Rhône (69) · Allier (03)
188, tous en France : 115 dans la Loire, 39 en Saône-et-Loire, 28 dans le Rhône, 6 dans l'Allier. À 50 km, 580.
Son débit sort d'un ouvrage situé six kilomètres en amont, réglé pour l'aval : une averse locale peut être absorbée, une restitution d'été peut tenir le fleuve sous un ciel bleu.
Une retenue d'écrêtement doit garder du volume vide pendant la saison des crues. Elle se remplit ensuite pour l'été — l'inverse exact d'un lac naturel.
Oui, vers Iguerande et Melay : on passe de la Loire à la Saône-et-Loire en suivant le halage, sans traverser de pont. Autre arrêté, autre fédération.
Artefact de catégorie : ce sont des ports et des haltes d'eau douce, du port de Roanne au lac des Sapins, avec bar, dorade et seiche appliqués en bloc.
Les 188 spots du rayon de 30 km sont sur la carte, les 580 du rayon de 50 km aussi, avec le type d'eau, les espèces et les accès. Gratuit, sans carte bancaire.
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